"Avant toi" : Emilia Clarke insupportable dans une histoire d'amour saturée en sucre

"Avant toi" : Emilia Clarke insupportable dans une histoire d'amour saturée en sucre

CRITIQUE – Adapté du roman homonyme de la britannique Jojo Moyes, "Avant toi" de Thea Sharrock, en salles ce mercredi, cible les adolescentes rêveuses avec son récit amoureux liant une ingénue optimiste et un jeune handicapé. Si vous y allez, prenez un parapluie car il pleut du miel !

Juin 2014. Souvenez-vous : Nos étoiles contraires faisait pleurer les gamines (et quelques adultes) du monde entier avec sa love-story ado sur fond de cancer. Le mélo, doté d’un budget de 12 petits millions de dollars, en rapportera 25 fois plus ; de quoi faire couler la bave des producteurs en mal de recettes fructueuses. Comme Souviens-toi l’été dernier après Scream ou Bone Collector après Seven, l’idée est vieille comme le monde : séquencer, à l’image d’un gène, le succès d’un genre cinématographique codifié pour le dupliquer.

Avant toi de la méconnue Thea Sharrock épouse clairement cette tendance, s’engouffrant ainsi dans la voie de la redite avec une inspiration en état de mort-clinique. La méthodologie ? Prendre un livre qui a marché du feu de Dieu (le best-seller de Jojo Moyes), engager deux acteurs en vue (Emilia Clarke de la série Game of Thrones et le montant Sam Claflin), romancer à outrance, assaisonner de musiques onctueusement populaires (comme Photograph d’Ed Sheeran) et articuler le tout sur quatre actes : la rencontre, la méfiance, l’amour et l’adieu.

Emilia au plus bas

Tout commence dans un coin charmant de l’Angleterre rurale. C’est là que vit la joviale Louisa, boute en train aux tenues chamarrées qui sourit béatement à son prochain entre deux boulots. Un matin, elle est engagée comme aide-soignante pour redonner des couleurs à la vie du cynique et richissime Will Traynor, un jeune homme condamné au fauteuil roulant suite à un accident. Nul besoin d’avoir des dons de chiromancie ou de cartomancie pour connaître la suite des événements.

Si ce marshmallow sur pattes devrait fonctionner à merveille sur le public-cible, autant dire qu’il pourrait également provoquer quelques cas de diabète. D’accord : le trait est grossi. Mais il n’est pas commun de voir une telle débauche de saccharide à l’écran, notamment du côté du jeu insupportable d’Emilia Clark, qui a troqué sa perruque de Daenerys pour un look à la Martine va à la campagne. Difficile de rester serein devant les arabesques mielleuses qu’elle exécute avec ses sourcils hystériques, se rêvant Julia Roberts ou Meg Ryan (période nineties). Très difficile. 

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