"Babysitting 2", la critique : mais où sont passés les (vrais) gags ?

"Babysitting 2", la critique : mais où sont passés les (vrais) gags ?

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COUP DE GUEULE – Après le triomphe commercial de "Babysitting", la troupe de Philippe Lacheau a rallié le Brésil pour les besoins d’un second volet, en salles ce mercredi. Bilan ? Rires aux abonnés (quasi) absents et gags faisandés.

Avril 2014 : avec son humour potache, son impertinence et son revêtement en found footageBabysitting dynamitait joliment le box-office français avec 2,4 millions de curieux au compteur. Un succès-surprise qui a très vite conforté la production dans son intention de rempiler. Quinze mois plus tard, voilà donc la joyeuse bande à Franck –pire nounou du monde incarnée par Philippe Lacheau– parachutée au Brésil. Pour le héros de la franchise, l’enjeu monte d’un cran puisqu’il s’agit cette fois de plaire au papounet de sa belle (et future femme). Lequel tient, sous les traits de Christian Clavier, un hôtel écolo-friendly au pays du bikini et de la samba.

Passé un démarrage sous les meilleurs auspices, le séjour vire au cauchemar quand le marié en devenir et ses amis se perdent dans le ventre de l’Amazonie lors d’une excursion. Paramètre aggravant ? La bougonne grand-mère de sa bien-aimée fait partie de la virée… Inspirée notamment de l’émission de télé-réalité américaine Man vs. Wild, cette suite aurait pu faire mouche si les scénaristes y avaient mis la même attention originelle. Hélas, dans la précipitation 100% mercantilisée, l’histoire a été littéralement sacrifiée sur l’autel du gag (raté) à tout prix.

Des personnages comme simples faire-valoir 

Calibré pour la jeunesse du scrolling, de Vine, Youtube, Insta et autre Facebook, Babysitting 2 multiplie à outrance les effets drolatiques au détriment de la construction des personnages. Ici, chaque sujet est écrit au lance-fusées –mention spéciale pour Ernest (Vincent Desagnat)– et jeté comme un pion dans un échiquier où la vulgarité et la lourdeur occupent la moitié des cases. La volonté de divertir est pourtant là, sincère et palpable. De ce boxon clipesque, filmé à l’emporte-pièce, nait en effet deux-trois sympathiques idées –la mémé sans langue de bois, le paresseux (l’animal) casse-cou. Mais ces détails n’atténuent en rien l’indigence d’une entreprise qui devrait néanmoins plaire à de nombreux ados.  

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