"Bellflower", une bad romance californienne

"Bellflower", une bad romance californienne

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ETOURDISSANT - Premier film du jeune acteur et réalisateur Evan Glodell, "Bellflower" est notre coup de coeur de la semaine

C'est l'histoire de deux potes, Woodrow et Aiden, fascinés par Mad Max, les grosses cylindrées et les lance-flammes. Deux glandeurs made in California qui fantasment l'apocalypse. Jusqu'au jour où le premier fait la rencontre de Milly, une blonde aussi piquante qu'il est timide. Coup de foudre au premier regard, partie de jambes en l'air au p'tit déj', le début du bonheur idéal. Ou presque.

Une esthétique flamboyante

Acteur, réalisateur, scénariste, monteur, l'Américain Evan Glodell a écrit le script de Bellflower à l'âge de 23 ans, après une rupture difficile. Quelques années plus tard, et un brin d'expérience de la vie en plus, il livre une romance cinématographique à l'esthétique flamboyante, en dépit de son budget dérisoire de 10 000 dollars. Ici chaque cadrage, chaque lumière saturée, chaque effet sonore ou dialogue murmuré semble avoir été pensé avec un souci extrême du détail, du moment le plus banal de la vie quotidienne aux instants les plus spectaculaires.

Le jeune réalisateur a d'ailleurs construit lui-même le bolide que bichonne Aiden... et "oublié" quelques traces de cambouis sur l'objectif de sa caméra. Une hyper stylisation qui pourrait agacer si elle n'était au service des remous psychologiques de son anti-héros, incapable de grandir sans semer le chaos dans son sillage. On ressort de Bellflower sonné, étourdi, la tête à l'envers, les sens en éveil. Heureux d'avoir assister à l'éclosion d'un talent monstre.

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