VIDÉO - Cécile de France s'engage avec "Blue" : "Chaque seconde, 200 kilos de déchets plastiques sont déversés dans les océans"

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INTERVIEW – La comédienne belge Cécile de France est la narratrice de "Blue", le documentaire de DisneyNature consacré aux merveilles des fonds marins et aux dangers qui les menacent. Un rôle qui tient à cœur à cette jeune maman.

C'est sa voix qu'on entend dans "Blue", le nouveau documentaire produit par DisneyNature. La comédienne belge Cécile de France raconte les merveilles des fonds marins - et les dangers qui les guettent-, dans le documentaire de Alastair Fothergill et Keith Scholey, en salles en France le mercredi. LCI est allé à sa rencontre.

LCI : Être la narratrice de ce nouveau documentaire, c’est un projet qu’on ne peut pas refuser ?

Cécile de France : J’avais fait la voix de Sally dans "Cars" et celle de Raksha dans "Le Livre de la Jungle". Avec Disney, nous avions déjà collaboré et c’est un exercice que j’aime particulièrement. Il y a quelque chose d’assez ludique dans le fait de se débarrasser de son image et de faire passer l’émotion à travers la voix. Et puis je dirais que je suis plutôt quelqu’un d’écolo…

LCI : Justement, quel était le message que vous deviez faire passer à ce sujet ?

Cécile de France : L’émerveillement. En découvrant, en comprenant mais surtout en aimant. Parce que c’est en aimant qu’on a envie de protéger. On vit la plus grande extinction d’animaux depuis les dinosaures et le film pousse à ça : nous positionner, nous en tant qu’humains, par rapport à cet environnement très fragile.

LCI : Qu’avez-vous appris en travaillant sur ce film ?

Cécile de France : Je savais déjà qu’au sein des espèces, et notamment chez les mammifères marins, il y avait des liens affectifs très forts. Chez les dauphins, il peut y avoir des liens d’amitié, sur plusieurs générations. Le film parle d’ailleurs beaucoup de transmission. Mais ce que j’ai le plus appris, c’est qu’il y a un véritable partenariat entre les espèces. Chacune dépend de l’autre, y compris la proie et le prédateur. Tout fonctionne en harmonie et dès qu’on enlève une espèce, on provoque un dérèglement général.

LCI : Que pouvons-nous faire, à notre petit niveau, pour préserver les merveilles que nous voyons dans "Blue" ?

Cécile de France : Réduire ! Il faut réduire. C’est-à-dire acheter moins. Se demander si on a vraiment besoin de certaines choses, ou alors les acheter d’occasion pour redonner vie à un objet plutôt que le jeter. Et refuser les sacs en plastique, même s’il n’y en a plus beaucoup. Choisir les matières recyclables comme le bois, le carton, le métal ou l’inox qui ont une durée de vie infinie alors que le plastique ne peut se recycler qu’une seule fois et de manière très énergivore. Chaque seconde, 200 kilos de déchets plastiques sont déversés dans les océans. Et 100.000 mammifères marins meurent chaque année d’ingestion de plastique.

LCI : Vous avez deux jeunes enfants. Sont-ils sensibles à ces questions ?

Cécile de France : J’ai l’impression qu’ils en sont plus soucieux que nous lorsque nous étions enfants. Mais il faut toujours leur expliquer. Parce qu’ils grandissent dans un environnement où il y a beaucoup de déchets et c’est quand même à nous de leur enseigner. On ne peut pas se dire que cela se fera tout seul. Et les intégrer à la réflexion sur les gestes du quotidien.

LCI : Votre dernier geste polluant, c’était quoi ?

Cécile de France : Pour la promo de ce film, nous sommes allés à Tahiti. Bien sûr, c’était pour la bonne cause. Mais effectuer le voyage en avion a "carbonisé" mon bilan carbone de l’année !

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