"Carole Matthieu" : Isabelle Adjani, brillante en doctoresse au bord du burn-out

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ON AIME – Après une diffusion sur Arte en novembre, "Carole Matthieu" débarque dans les salles de cinéma ce mercredi. L’occasion de diffuser plus largement le message sur la souffrance au travail véhiculé dans cette chronique sociale coproduite et portée par Isabelle Adjani.

En 2009, dans La journée de la jupe, Isabelle Adjani jouait une prof de français à cran au point d’en venir aux armes avec ses élèves difficiles. Après avoir réuni plus de 2 millions de spectateurs sur Arte, le long-métrage de Jean-Paul Lilienfield était sorti en salles. Sept ans après, la star française est à nouveau la tête d’affiche d’un film bénéficiant de cette double programmation. Et tel son prédécesseur, Carole Matthieu, adapté du roman de Marin Ledun, Les visages écrasés, aborde aussi un sujet de société : le malaise au travail.

L’actrice se glisse ici sous la blouse de l’héroïne en titre, un médecin du travail aussi investi auprès de ses patients éreintés qu’impuissante face à la pression des patrons, plus concernés par le bénéfice de leur entreprise que par le bien–être de leurs employés. De clashs avec la Directrice des ressources humaines (formidable Corinne Masiero) en rapports de consultations alarmantes, Carole tentera tout, même les solutions les plus extrêmes, pour aider ses ouailles. Et ce au détriment de sa propre vie, de sa santé, de son équilibre.  


Coproductrice du long-métrage réalisé par Louis-Julien Petit (cinéaste du social Discount), Isabelle Adjani trouve avec cette doctoresse en burn out un nouveau rôle à la mesure de son talent, devient la voix des incompris, des laissés-pour-compte, des exploités et met en lumière l’un des plus grands fléaux professionnels de notre époque. De quoi peut-être susciter le débat ou éveiller les consciences comme cette artiste rare et engagée l’espère.

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