César 2018 : 5 choses que vous ne saviez pas sur Nahuel Pérez Biscayart, la star de "120 battements par minute"

César 2018 : 5 choses que vous ne saviez pas sur Nahuel Pérez Biscayart, la star de "120 battements par minute"

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ZOOM - Révélation de "120 battements par minute", l’acteur argentin Nahuel Pérez Biscayart figure dans la liste des présélectionnés au César 2018 de la révélation masculine. Alors qu'il triomphe en ce moment dans de "Au revoir là-haut", le nouveau film d’Albert Dupontel, LCI s'est penché sur son CV déjà bien rempli.

Dans le bouleversant 120 battements par minute de Robin Campillo, Grand prix du jury en mai dernier à Cannes, Nahuel Pérez Biscayart était Sean, jeune militant passionné du mouvement Act-Up. Un rôle pour lequel il vient de décrocher une pré-sélection au César du meilleur espoir masculin, qui sera décerné en février prochain. Et pour lequel il fait déjà figure de grand favori.


En ce moment, c’est derrière le masque de Edouard Péricourt, gueule cassée de la Première guerre mondiale, que ce comédien argentin s'illustre dans Au revoir là-haut, l’adaptation du prix Goncourt de Pierre Lemaître par l’excellent Albert Dupontel. Un film qui frôle le million d'entrées depuis sa sortie. LCI est allé creuser pour vous le parcours de cet artiste au parcours pour le moins surprenant…

Il a grandi à Buenos Aires

Fils d’un architecte et d’une psychanalyste, Nahuel a grandi dans le quartier aisé de Parque Chas, célèbre dans les guides de voyage pour ses rues construites en cercles concentriques. Mais le jeune homme ne va pas y tourner en rond très longtemps. Après avoir fréquenté un collège d’électro-mécanique, un stage de théâtre change son destin. A aujourd’hui 31 ans, sa carrière de comédien l’a déjà conduit à faire le tour du monde, avec notamment un crochet par New York où il a fréquenté le Wooster Group, la troupe de théâtre de l’acteur américain Willem Dafoe.

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Il a joué dans Desperate Housewives

Enfin plutôt dans l’adaptation argentine, intitulée Amas de casa desperadas. Car avant d’embraser le grand écran, Nahuel a longtemps fréquenté les plateaux des telenovelas aux titres plus affriolants que les autres, Disputas, Sangre Fria, Mujeres asesinas… Une porte d’entrée dans le métier, plutôt qu’une fin en soi. "Si j’avais voulu devenir célèbre, j’aurais pu rester en Argentine et accepter toutes les novelas qu’on me proposait, confiait-il à Numero à l’occasion de la sortie de 120 battements par minute. Mais je préfère aller vers ce qui me fait peur, ce qui m’excite."

Il a déjà plein de trophées sur sa cheminée

Si le César du meilleur espoir masculin – voire du meilleur acteur tout court – lui tend les bras pour sa performance haletante dans 120 battements par minute, Nahuel a déjà été récompensé par ses pairs. D’abord en 2005 par un Condor, les Oscars argentins, pour son rôle d’ado tourmenté dans le drame Tatuado. Un an plus tard, il reçoit le trophée du meilleur acteur au festival des trois continents pour sa performance sex drugs & rock n’roll dans Glue. Rebelote en 2014 au festival tchèque de Karlovy Vary pour son personnage de prostitué argentin, débarquant chez un boulanger belge dans Je suis à toi.

Il a appris le Français sur le tard

Lorsqu’il débarque en 2010 sur le tournage d’Au fond des bois, de Benoît Jacquot, Nahuel maîtrise à peine la langue de Molière. "Je n’avais pris qu’une heure de cours à l’Alliance française de Buenos Aires, où j’avais seulement appris à dire : 'Un, deux, trois, partez !' et 'Comment allez-vous ?', confiait-il en mai à Mixte Magazine. J’y parlais une forme de patois complètement inventé pour les besoins du film." Après s’être exercé hors plateaux avec ses partenaires, le jeune acteur s’installe trois mois à Paris où il s’inscrit en cours intensifs à la Sorbonne. 

Il a déjà tourné son prochain film

Le 10 janvier prochain, on reverra Nahuel dans Si tu voyais son cœur, le premier film de la jeune réalisatrice française Joan Chemla, présenté en septembre dernier au Festival de Toronto. Un thriller dans lequel il donne la réplique à la star mexicaine Gael Garcia Bernal et à la comédienne fétiche de François Ozon, Marine Vacth. Depuis la présentation triomphale à Cannes de 120 battements par minute, l’acteur n’a pas tourné. Mais quelque chose nous dit qu’il ne devrait pas tarder à être de nouveau (très) demandé…

Au revoir là-haut, de et avec Albert Dupontel. Et aussi Nahuel Pérez Biscayart, Laurent Lafitte... Durée 1h57. En salles ce mercredi 25 octobre.

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