"Peppermint" à Deauville : Jennifer Garner, enfin la renaissance artistique ?

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REVIVAL - En incarnant une mère ivre de vengeance dans "Peppermint", Jennifer Garner renoue avec ses premiers amours : le film d'action, comme à l'époque de "Daredevil" et surtout de la série "Alias". Et si la comédienne profitait de l'occasion pour revenir en force ?

On l'avait presque perdue de vue... Jennifer Garner, la star qui avait tant le vent en poupe dans les années 2000, est bien décidée à revenir sur petit et grand écran. Propulsée il y a des années par la série Alias qui lui a valu un Golden Globe, la comédienne commençait effectivement à remplir un joli CV : petit rôle marquant dans Arrête-moi si tu peux de Steven Spielberg, incarnation de Elektra dans la superproduction Daredevil face à Ben Affleck (avant le spin-of super raté), un joli succès culte avec 30 ans sinon rien (et sa BO démentielle), une capacité à prouver qu'elle savait jouer sobre et sérieux (Le Royaume) et même une reconnaissance critique avec Juno


Pourtant, de plus en plus discrète et loin des super-productions ayant contribué à sa renommée, Jennifer Garner s'est spécialisée dans des comédies disons frivoles (Hanté par ses ex, Ma vie sans lui, Valentine's day, The invention of lying) et si le charme fonctionne encore, la complexité et la brutalité d'Alias semblent bien loin. Et ce même si des rôles brefs mais marquants dans des films indépendants comme Dallas Buyers Club ou Men Women & children rappelaient de quoi elle était capable. Revers de la médaille : la comédienne devient moins visible, moins bankable aussi pour s'illustrer dans une super-production. 

La famille avant le reste

L'une des raisons expliquant ce "retrait artistique" était intrinsèquement liée à sa situation professionnelle : Jennifer Garner n'a jamais caché une volonté de se mettre en retrait au profit de la carrière de son Ben Affleck de mari, qu'elle a rencontré en 2001 sur le plateau de Pearl Harbor, qu'elle a retrouvé ensuite sur le plateau de Daredevil en 2003. Deux ans après, le couple se mariait et accueillait leur premier enfant, une fille (Violet Ann), puis un second, en 2009, une fille (Seraphina Rose Elisabeth) et un troisième, un garçon (Samuel). 


En 2015, le couple se sépare puis divorce officiellement en 2018 et Jennifer de renaître loin de Ben et de ses démons intérieurs (addiction au black-jack, virée nocturne avec ses potes...) ? Pas impossible. Le parcours de Nicole Kidman qui s'est artistiquement libérée après son divorce avec Tom Cruise (Moulin Rouge, Les autres, Birth...) pourrait servir de bel exemple.

Renaissance attendue

2018 pourrait bien être l'année Jennifer Garner. Et Hollywood pense toujours à elle. Fin août, elle a obtenu son étoile sur le célèbre Walk of fame, couronnement d'une carrière de plus de 20 ans. "Aujourd'hui, pour moi, est l'occasion de marquer 24 années vécues de manière réellement joyeuse dans un travail que j'aime tant. Et de pouvoir le partager avec ma famille et mes amis est assez formidable", a-t-elle dit. Les acteurs Steve Carell, Bryan Cranston et Judy Greer, avec qui elle a joué, étaient également présents pour lui rendre hommage. Signe que la renaissance artistique est définitivement en cours ? La rentrée s'annonce effectivement chargée. Au cinéma, dans le film d'action Peppermint (en salles le 12 septembre) mais aussi à la télévision avec la série Camping sur HBO, la série comique créée par Lena Dunham et Jennifer Konner, le duo derrière Girls


Remake de la série britannique du même nom, diffusée en 2016, Camping raconte un week-end d'anniversaire catastrophique comme on les aime. David Tennant alias Doctor Who incarne Walt, qui va fêter ses 45 ans dans un camping avec sa femme Kathryn (Jennifer Garner), une super névrosée. Et le séjour de mettre ses nerfs à rude épreuve. Gageons que le succès soit au rendez-vous et que la carrière de Jennifer reparte de plus belle.

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