"Un nouveau jour sur Terre" : le film écolo qui fait du bien

DirectLCI
ON ADORE – En salles ce mercredi, le documentaire "Un nouveau jour sur Terre" raconte 24 heures dans la vie de 34 espèces animales et végétales à travers la planète. Un spectacle splendide. Et nécessaire.

"Un nouveau jour sur Terre" sort en France au moment où l’écologique politique connaît quelques "soubresauts ", moins de trois ans après les espoirs suscités par la Conférence sur le climat à Paris. Au cinéma, jamais la sauvegarde de l’environnement n’a suscité un tel engouement. 


On pense bien sûr au plaidoyer de l’ancien vice-président américai Al Gore, ou aux superbes documentaires animaliers de DisneyNature, dont on a pu voir le splendide Blue, en début d’année. C’est d’ailleurs l’un de ses réalisateurs, Alaister Fothergill, qui avait signé il y a 11 ans l’Oscarisé Un jour sur Terre (Earth en VO), le portrait de trois espèces animales au fil des saisons, du pôle nord au bush africain.

3 ans de tournage dans 22 pays

C’est à un trio, l’Américain Peter Webber, le Britannique Richard Dale et le Chinois Lixin Fan que les producteurs de BBC Nature ont confié sa suite. Un nouveau jour sur Terre prend son titre au pied de la lettre puisque son récit est concentré sur 24 heures de la vie de 34 espèces, animales et végétales, sur toute la surface du globe terrestre.


En chiffres, ça donne 3 ans de tournage dans 22 pays avec plus de 100 techniciens, 60 téraoctets… et aucune attaque d’animaux à déplorer. D’un point de vue visuel, le résultat est stupéfiant, bénéficiant d’avancées technologiques qui offrent un rendu d’une précision sensationnelle, sans jamais menacer l’écosystème complexe qui s’offre à nous.

Mais la grande réussite du film, comme son prédécesseur, réside dans la capacité qu’ont eu les réalisateurs à saisir la nature en mouvement pour en faire un spectacle aussi divertissant qu’un blockbuster hollywoodien… sans les effets spéciaux numériques. La couleuvre des Galapagos, le paresseux de l’île d’Escudo, le colibri d’Equateur, le pingouin de Zavodovski… 


Ces personnages ne sont pas des superhéros ou des mutants mais des espèces réelles et bien vivantes, souvent menacées par les excès de l’homme. Et dont le cycle de la vie nous est conté avec un mélange d’humour, d’action et d’émotion, soutenu par la splendide bande originale d’Alex Heffes et la narration admirative de Lambert Wilson, qui prend le relais de Robert Redford dans la VO. Magique.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter