Cinq ans après sa sortie, "Saw 3D, Chapitre final" devient interdit aux mineurs

Cinq ans après sa sortie, "Saw 3D, Chapitre final" devient interdit aux mineurs

CINÉMA
DirectLCI
HORREUR - Le Conseil d'Etat a annulé lundi 1er juin le visa d'exploitation du film d'horreur américain "Saw 3D, Chapitre final", constatant que le film comportait "de nombreuses scènes de très grande violence", impliquant l'interdiction aux moins de 18 ans.

Si vous étiez mineur quand vous êtes allé voir Saw 3D, Chapitre final à sa sortie en 2010, vous n'étiez pas encore hors-la-loi. Cette année-là, le ministère de la Culture avait accordé au film d'horreur un visa comportant une interdiction aux moins de seize ans. L'association Promouvoir avait estimé qu'il aurait dû être interdit à l'ensemble des mineurs, l'accusant de faire l'apologie de la violence à travers une représentation complaisante de la souffrance. L'association avait donc demandé l'annulation du visa, 

A VOIR AUSSI >> Un prof suspendu pour avoir projeté un volet de "Saw" devant des collégiens

Il a fallu pas moins de cinq ans pour que ce cas grimpe tous les échelons de la justice pour finalement arriver devant le Conseil d'Etat. Celui-ci a constaté que le film comportait "un grand nombre de scènes filmées avec un grand réalisme, montrant des actes répétés de torture et de barbarie et représentant de manière particulièrement complaisante les souffrances atroces, tant physiques de psychologiques, des victimes prises dans des pièges".

"De telles scènes "sont de nature à heurter la sensibilité des mineurs et justifient ainsi une interdiction de ce film aux mineurs de 18 ans", indique l'avis, qui ajoute que "le ministère de la Culture a commis une erreur d'appréciation en interdisant la diffusion du film en cause aux seuls mineurs de moins de 16 ans". La décision du Conseil d'Etat impose que le ministère de la Culture réexamine le dossier et délivre un nouveau visa d'exploitation plus restrictif que le visa initial.

Quant à l'association Promouvoir, elle avait déjà obtenu du Conseil d’État l’annulation du visa du film de Virginie Despentes, Baise-moi, à l'origine interdit aux moins de 16 ans, par un arrêt du 30 juin 2000. Rebelote en janvier 2014 avec Nymphomaniac de Lars Von Trier : le Volume 1 avait reçu du ministère de la Culture un visa d’exploitation avec interdiction aux mineurs de 12 ans. Le juge des référés l'avait ensuite étendu en interdiction aux moins de 16 ans. Peu après, le Volume 2 était quant à lui passé d'une interdiction aux moins de 16 ans aux moins de 18 ans.

Sur le même sujet

Lire et commenter