Comment Dwayne Johnson est devenu l’acteur le mieux payé de l’histoire

CINÉMA
DirectLCI
GOLDEN BOY – Jamais Forbes n’avait enregistré de tels chiffres. The Rock a empoché l’an dernier 124 millions de dollars, doublant quasiment ses revenus de l’année précédente. En plus du grand écran, c’est sur les réseaux sociaux qu’il capitalise son succès.

Il est partout. Star de sa propre série ("Ballers", dont la saison 4 sera diffusé en août sur HBO), il est à l’affiche d’au moins trois films par an. Du plus explosif (la saga "Fast and Furious" chez Universal ) au plus familial ("Vaiana, la légende du bout du monde" chez Disney). Ancienne star du catch reconvertie avec succès à Hollywood, Dwayne Johnson est aujourd’hui l’acteur le plus bankable de l’industrie du cinéma américain. Son simple nom suffit à lancer un projet. 

"C’est comme ça que ça marche : Rawson a une idée, je lui dis que je l’aime, que je pense que le studio va l’aimer. Puis nous allons voir le studio, ils nous écoutent, adorent ce qu’on a à dire. Ils me regardent, je leur dis que je jouerai dedans. Et c’est parti !", nous racontait-il au début du mois à propos de la manière dont lui et le réalisateur Rawson Marshall Thurber ont vendu le projet "Skyscraper" aux producteurs. Le succès n’a pas été à la hauteur des attentes aux Etats-Unis (25,5 millions de dollars pour son premier week-end d’exploitation), mais pas de quoi entacher le parcours fulgurant du comédien de 46 ans.

Deuxième du classement Forbes des acteurs les mieux payés de la planète l’an dernier avec 65 millions de dollars, il a doublé ses revenus en l’espace de douze petits mois seulement. Montant du chèque ? 124 millions de dollars, soit "le plus gros chiffre enregistré en 20 ans" pour un acteur dans la liste des 100 Célébrités les plus riches, publiée cette semaine. Dwayne Johnson, c’est en moyenne un cachet de 20 millions de dollars par film. Et une stratégie 2.0 pionnière à Hollywood. 

Les réseaux sociaux sont devenus l’élément le plus critique de la promotion d’un film pour moiDwayne Johnson à Forbes

Vous avez raté le virage numérique ? Pas lui. Dans ses contrats, celui que l’on surnomme The Rock – restes de ses années catch – a fait intégrer une ligne "réseaux sociaux"  à sept chiffres, rapporte Forbes en citant une source proche. Dwayne Johnson se transforme alors en homme-sandwich digital pour ses films dont il vante les mérites à travers de multiples posts sur Facebook (58 millions d'abonnés), Instagram (110 millions d'abonnés) et Twitter (12,7 millions d'abonnés). Chacun rémunéré à prix d’or donc. 


"Les réseaux sociaux sont devenus l’élément le plus critique de la promotion d’un film pour moi", explique-t-il à Forbes. A Hong Kong, où il assurait celle de "Skyscraper", Dwayne Johnson a ainsi partagé 23 contenus sur Instagram autour du long-métrage, que ce soient des extraits d’interviews, des rencontres avec le public ou ses séances de gym quotidiennes. Une manière aussi de créer une proximité avec son public et de maintenir son image de star accessible. Et ça marche : il est l'un des rares acteurs à être populaire chez les hommes, les femmes, les plus de 25 ans et les moins de 25 ans.

Neuf films déjà annoncés jusqu'en 2020

Une partie des contenus postés sur ses réseaux est créée par Seven Bucks Productions, la société créée avec son ex-femme Dany Garcia. Dwayne Johnson multiplie les double-casquettes et produit désormais chacun de ses films. Un moyen pour lui de mettre les mains dans le cambouis ? "Oui, absolument. Mais de la meilleure manière. Je ne suis pas un micro-manager, je ne suis pas ce genre de producteur. Je crois au fait de créer les choses en partant de rien, d’être impliqué très tôt dans le processus. J’aime beaucoup l’aspect production. Mais la clé est de s’entourer d’autres très bons producteurs très créatifs qui travaillent en équipe. Quand je peux venir y apporter quoi que ce soit en plus, je le fais", nous a-t-il détaillé. 

En vidéo

"Skyscraper" : les secrets de tournage révélés par Dwayne Johnson et le cast

Son planning pour les deux prochaines années est déjà complet. Neuf films annoncés, dont les suites de "San Andreas", "Jumanji" et un spin-off de "Fast and Furious". De quoi lui assurer encore un temps sa place de star numéro un à Hollywood. Et retarder les rêves de ceux qui le voient déjà succéder à Donald Trump à la Maison-Blanche.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter