"Criminal" : comment Kevin Costner est devenu un mort-vivant... ou presque

"Criminal" : comment Kevin Costner est devenu un mort-vivant... ou presque

DOUBLE EMPLOI - Et si la mémoire d’un autre s’invitait dans votre tête ? C’est ce qui arrive au bad guy joué par Kevin Costner dans "Criminal- Un espion dans la tête" : pour éviter une catastrophe, la CIA lui implante les souvenirs d’un ancien agent. L’occasion pour la star de s’amuser avec une partition schizophrénique dont il nous parle avant d’évoquer sa carrière.

Vous aviez déjà joué les méchants, dans Un monde parfait notamment. Qu’aimez-vous chez eux ?
Dans Criminal, c’est ce que le personnage exigeait de moi : je devais parfois passer du psychopathe au père de famille en une fraction de seconde. D'ailleurs, quand sa face sombre l'emporte, il est un cran au-dessus des méchants que j’avais jusqu’à présent incarnés.  

Au début du film, il ne ressent rien. Comment joue-t-on quelqu’un de vide ?
On enclenche le mode zombies ! Ce mec est un mort-vivant : son corps vit mais pas son âme. Sauf à de très rares moments quand il goûte à nouveau à la liberté après des années de prison. Cela donne d’ailleurs lieu à des séquences très cocasses.

Comment choisissez-vous vos rôles après trente ans de carrière ?
C’est l’audace qui m’attire. J’ai d’ailleurs été très surpris qu’Ariel me propose ce rôle que j’ai d’abord refusé. Mais il est revenu à la charge plusieurs fois et m’a convaincu que j’étais capable de jouer cette partition qui va à l’encontre de mon image. Ensuite, je me suis créé un look très dur avec ces cicatrices apparentes et ce crâne à moitié rasé. Je voulais que les gens se sentent mal à l’aise en me découvrant à l’écran tel qu’ils n’ont pas l’habitude de me voir.

Vous avez encore des doutes en tant qu'acteur ?
Le contraire serait prétentieux. Je sais que je ne peux pas tout jouer et je refuse toujours les projets dans lesquels je suis convaincu de ne rien apporter au personnage.

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Si, comme dans le film, quelqu’un pouvait entrer dans votre tête, qui laisseriez-vous faire ?
Ma femme Christine car je pense qu’elle me comprend parfaitement. Quoique... ce n’est peut-être pas une bonne idée (rires). Cela dit, je crois que mes proches lisent en moi comme dans un livre ouvert, notamment les trois enfants que j’ai eus avec Christine. Je leur parle de ce qui me tient à cœur, de mes goûts culturels, de ce que je ressens... Je ne l’ai pas assez fait avec mes aînés et je le regrette. C’est important qu’ils entendent de ma bouche ce que je suis et ce que je pense pour ne pas prendre pour argent comptant ce que racontent les médias sans même me connaître.

Vous n’avez pas réalisé depuis Open Range en 2003. Un nouveau projet ?
Je vais mettre en scène un western, une trilogie de 10 heures dans laquelle je jouerai. Il y aura aussi de grands rôles de femmes : j’ai hâte de m’y mettre !

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