Deauville 2014 : on a vu "Camp X-Ray", avec Kristen Stewart en geôlière de Guantanamo

Deauville 2014 : on a vu "Camp X-Ray", avec Kristen Stewart en geôlière de Guantanamo

A CHAUD - Après son passage à Sundance, "Camp X-Ray", le premier film de Peter Sattler, a été présenté en avant-première lundi soir au Festival de Deauville. On y a découvert Kristen Stewart dans la peau d’une jeune recrue de l’armée confrontée à l’enfer de Guantanamo.

De quoi ça parle ?
Etranglée par ses racines rurales et son patelin anémique, Amy Cole décide de prendre la tangente pour (sur)vivre. Dans sa fuite vers l’avant, elle heurte de plein fouet les solides barreaux de Guantanamo où elle revêt l’habit militaire. Auprès de ses amis G.I., sa délicate mission consiste à faire régner l’ordre à l’intérieur d’une prison hautement sécurisée qui abrite des supposés terroristes. Parmi eux, Ali Amir, un détenu bavard et fan de Harry Potter auquel elle va progressivement s’attacher.

C’est avec qui ?
Après ses rôles dans The Runaways, Sur la route ou le récent Sils Maria, Kristen Stewart semble bel et bien déterminée à tourner la page Twilight. Aux oubliettes la lactescente Bella et ses émois vampiriques ! Ici, la jolie brune endosse le treillis avec une audace bienvenue. Si son jeu manque toutefois de subtilité, elle a le mérite d’oser, de tenter et d’être là où on ne l’attendait absolument pas. Face à elle, le comédien Payman Maadi, révélé par l’iranien Asghar Farhadi, cabotine et déçoit sous les traits du gentil méchant (ou du méchant gentil, à vous de voir).

Ce qu’on en pense ?
Plutôt que de dénoncer de manière attendue les atrocités perpétrées à Guantanamo, le jeune américain Peter Sattler choisit le face-à-face psychologique pour nourrir sa première réalisation. D’un côté, il y a la militaire obstinée pour qui le drapeau américain est une religion. De l’autre, un barbu musulman et hargneux biberonné à la haine de l’occident. En apparence, c’est l’image que ces deux-là renvoient. Pour nous prouver le contraire et célébrer la paix, le scénario s’encombre hélas de dialogues abêtissants. Que dire d’une mise en scène faiblarde qui pioche systématiquement dans le symbolisme de bas étage. A trop faire joujou avec le forceps, Sattler emprisonne la nuance et libère l’artificialité. 

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