Deauville 2015 - "Crazy Amy" : JF sexuellement libérée recherche l'amour

Deauville 2015 - "Crazy Amy" : JF sexuellement libérée recherche l'amour

ENGAGEMENT - En salles le 18 novembre prochain, "Crazy Amy", le nouveau film de Judd Apatow, a été présenté en avant-première ce samedi au Festival du Cinéma Américain de Deauville. Il s’agit d’une comédie classique et sympathique portée par la délicieuse (et bientôt incontournable) Amy Schumer.

"La monogamie n’est pas réaliste". Dès son plus jeune âge, Amy a entendu au quotidien cette rengaine, proférée par son papounet 100% adultère. Si bien que la petite a fini par grandir avec l’idée selon laquelle un être humain n’est pas destiné à être emmuré vivant dans une seule et unique relation. Des années plus tard, la voilà journaliste trentenaire pour un magazine dont le parfum de scandale semble être le moteur. Sa philosophie ? Vivre sa sexualité sans inhibition, consommer les hommes sans attachement et enchaîner les conquêtes sans stress. 

A star is born

Cependant, l’héroïne du nouveau film de Judd Apatow - manitou (un brin surestimé) de la comédie potache made in US - se rend très vite compte que l’ennui entrave son horizon, la condamnant à une asphyxiante routine. Coup de pouce du destin : un médecin du sport, accessoirement meilleur ami du basketteur LeBron James (qui joue son propre rôle), chamboule graduellement les fragiles fondations de son existence. Dans le rôle de l’amoureuse indécise, Amy Schumer, également auteure du scénario, fait mouche. Avec sa chevelure blonde, sa rotondité assumée, son humour mordant, la star montante du cinéma (populaire) américain captive le spectateur de bout en bout. 

Comme Melissa McCarthy avant elle, la jeune femme de 34 ans, révélée par ses sketches télévisés très olé olé, soulève un vrai vent de fraîcheur à Hollywood. Elle fait de la girl next door une nouvelle valeur étalon et tord le coup aux codes de beauté et autres standards de princesses en papier mâché. C’est son charme qui permet, au-delà de quelques répliques joliment ciselées, de rendre tolérable le caractère linéaire du scénario. Lequel n’est finalement qu’une ixième variation autour de ces trentenaires hypes et débridés, de New York ou d’ailleurs, qui ont peur de l’engagement, de ce qu’il implique. Et dont les schémas de pensée ont besoin d’être dissolus. 

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