Deauville 2015 - Michael Bay : "Je ne suis pas un bad guy !"

Deauville 2015 - Michael Bay : "Je ne suis pas un bad guy !"

BLOCKBUSTER MANIAC - A 50 ans, le réalisateur et producteur Michael Bay pèse pas moins de 6,5 milliards de dollars au box-office mondial grâce à "Bad Boys", "The Rock", "Armageddon" ou la saga "Transformers". Cette année, le Festival du Cinéma Américain de Deauville a tenu à lui rendre hommage. Rencontre avec un nabab du film d’action.

Dans vos films, l’action ne retombe jamais : ça cogne, ça explose, ça boxe… Avez-vous peur du vide ?
(Rires) Non, pas du tout. Le calme ne me dérange aucunement. L’un de mes plans préférés de toute l’histoire du cinéma se trouve d’ailleurs dans Lawrence d’Arabie : un joli paysage, le soleil, un cheval… Rien de plus. Les films que j’ai réalisés ne requéraient pas de silence, c’est vrai. Cela dit, ma filmographie ne se résume pas à des détonations… Je construis des héros qui vivent des situations extraordinaires et transportent le public vers quelque chose de grandiose. Enfant, je recherchais ça quand j’allais au cinéma le dimanche avec mes parents. Un film comme Star Wars m’a impressionné. Plus tard, j’ai adoré Die Hard, Léon, Nikita…et l’oeuvre de James Cameron, bien sûr. 

Les gens ont beaucoup d’idées reçues sur vous. Quelle est celle qui vous irrite le plus ?
Que l’on pense que je suis un bad guy. C’est tout le contraire. Je suis un homme honnête et très loyal. Je travaille dur et maîtrise tous les aspects d’un plateau. Je ne suis pas du genre à m’éclipser dans une caravane. Oh que non ! Je ne respire que quand je tourne. Je touche à tout : mettre du sang sur des acteurs, porter la caméra… Tenez (il montre son pouce), je me suis blessé il y a quelques jours en filmant. J’aime me salir les mains.

"Je suis super heureux quand les yeux d’un gosse brillent devant mes films."

N’est-ce pas stressant de réaliser des films qui coûtent de telles fortunes ?
Si (éclat de rire). Putain que c’est épuisant ! Raison pour laquelle je dis toujours aux gens d’éviter ce métier : la pression, la fatigue… A Hollywood, si quelqu’un vous donne de l’argent, vous avez intérêt à lui rendre la mise. Il faut un bon retour sur investissement. (Réflexion) J’ai envie de faire des choses plus modestes, qui se rapprochent des expériences que pourraient vivre un étudiant en cinéma.

Parlons des critiques, qui n’ont pas toujours été tendres avec vous… 
Ce qui est chiant, ce sont ceux qui se font déjà une opinion avant d’avoir vu le film. Mais écoutez : vous avez 500 journalistes grognons d’un côté et des millions de gens qui viennent découvrir Transformers… Je préfère la deuxième famille de personnes. J’ai de nombreux fans et je suis super heureux quand les yeux d’un gosse brillent devant mes films.

Qu’auriez-vous fait si vous n’étiez pas devenu cinéaste ?
J’énumère : vétérinaire, joueur de baseball, magicien, photographe ou architecture. 

Un hommage à Deauville, ça fait quoi ?
Deux choses : ça fait plaisir et ça vous donne l’impression d’être vachement vieux ! (rires)

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