Daniel Radcliffe : "Je ne jouerai pas dans le prochain Harry Potter"

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DEAUVILLE 2016 - Vendredi soir, le Festival du Cinéma Américain de Deauville a décerné, après Ryan Gosling et Robert Pattinson, le prix Nouvel Hollywood au britannique Daniel Radcliffe. L’interprète de Harry Potter a envoûté ses fans, ne refusant ni selfies et ni signatures. Une classe so british et une gentillesse à toute épreuve que LCI a pu vérifier en entretien.

Des larmes de joie, des sourires en rafale, des cris aussi… Vendredi soir, Daniel Radcliffe, l’illustre Harry Potter de la saga cinématographique tirée des romans de J. K. Rowling, a fait de (très) nombreux heureux. Outre la réception du Prix Nouvel Hollywood, le comédien, plus affable et disponible que jamais, est venu présenter à Deauville le long métrage Imperium de Daniel Ragussis, inédit en France, dans lequel il campe un agent du FBI infiltrant un groupe de suprémacistes.

"Il s’agit d’un homme qui veut faire la différence", a-t-il confié. "Nous avons tous tendance à croire que les jeunes sont forcément progressistes. Ce n’est pas toujours le cas. Une nouvelle génération de fascistes est née. Le racisme s’apprend, personne ne nait comme ça. Et le terrorisme vient de partout (…) Les autorités occidentales ont du mal à qualifier un blanc de terroriste quand il fait sauter un bâtiment. Elles préfèrent les termes ‘loup solitaire’ ou ‘forcené’." Au-delà de cette nouvelle expérience cinématographique, Radcliffe est par ailleurs longuement revenu sur la saga qui l’a rendu ultra populaire. 

Rester enthousiaste après Harry Potter ?

"Je ne crois pas avoir de secret particulier. Je suis comme ça. J’ai toujours été conscient de la chance que j’ai de faire partie de cette industrie. De passer tout ce temps sur les plateaux de cinéma. Autour de 18-19-20 ans, alors que l’épopée Harry Potter touchait à sa fin, les gens me demandaient tout le temps : ‘Alors ça y est ? C’est tout ? Tu ne vas rien faire d’autre après ça ? C’est déjà terminé ?’ J’ai fini par les croire, par penser que cela pouvait être possible. Ce n’était pas forcément couru d’avance d’avoir une carrière après Potter. Résultat : chaque fois que je me retrouve sur un tournage, je me sens privilégié que ça continue. Je n’arrive vraiment pas à comprendre les gens qui ne sont pas enthousiastes à l’idée d’être sur un plateau, qui ne sont pas sympas : ça me rend fou, ça m’énerve. Surtout quand on sait que la plupart des gens déteste leur boulot."


Etre obligé de parler de Harry Potter ?

"Rassurez-vous : j’aime parler de mes nouveaux projets autant que de Harry Potter. Les gens hésitent parfois à aborder la question et me disent fébrilement : ‘Je ne mentionnerai pas le nom même si je suis fan’. Dans ce cas, je leur réponds : ‘Mais allez-y, ça ne me dérange absolument pas, vraiment !’ Un jour, j’étais à un festival de musique et il y avait un homme marié à une star de téléréalité. Ils étaient assis pas très loin de moi. J’ai vu des gens leur jeter des trucs dessus. Ce n’était pas des personnes terribles après tout. Elles ne méritaient pas ça. A ce moment précis, je me suis senti heureux d’être populaire pour quelque chose que tout le monde aime. Par exemple, dans le sport, on est détesté par certains et adulé par d’autres. Tout ça pour dire qu’il y a tant de façons d’être célèbre et je suis heureux de la mienne. "


Poursuivre Harry Potter ?

"Poudlard a été une vraie école d’art dramatique pour moi. J’y suis arrivé à 11 ans et me suis considérablement amélioré. A l’époque, j’étais si concentré (rires). Il y a quelque chose de dingue dans le fait de grandir devant une caméra. La plupart des ados se déteste, je faisais partie de cette catégorie-là. Je trouvais que ma tête était stupide, je ne l’aimais pas. Mais au bout d’un moment, j’ai fini par l’accepter, par me laisser aller. Mon visage est mon visage, il ressemble à ça et je ne voulais plus hésiter à être expressif. Mes expériences au théâtre m’ont beaucoup aidé. (…) Je ne jouerai pas dans le prochain Harry Potter. Tout le monde en parle alors que la Warner n’a rien dit sur rien. Dans tous les cas, je ne crois pas que je le ferai. Ou peut-être mais bien plus tard : regardez le nombre d’années qu’a mis Harrison Ford pour revenir à Star Wars…"


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