Deauville 2016 - Mais quelles sont les plus belles révélations du festival ?

CINÉMA

BILAN - Ce vendredi après-midi avait lieu la projection de "The Fits", quatorzième et dernier long métrage en compétition au Festival du Cinéma Américain de Deauville. En attendant le palmarès, qui sera dévoilé samedi soir, LCI vous livre ses quatre révélations.

  • 1Le Teckel dans Le Teckel

    Comment ne pas fondre devant l’adorable teckel de la nouvelle réalisation de Todd Solondz ? Le cinéaste, révélé notamment par les excellents Bienvenue dans l’âge ingrat et Happiness, a fait de ce toutou court sur pattes le fil conducteur d’un impeccable film à sketches dans lequel, encore une fois, l’humour est la politesse du désespoir. Cet animal au regard irrésistible ponctue ainsi le récit en changeant de maîtres (Danny DeVito et Julie Delpy inclus) et de domiciles à chaque segment narratif. Cerise sur le gâteau ? Un intermède musical lui est consacré en milieu de parcours au cours duquel, désinvolte comme jamais, il traverse différents paysages américains. Un must-see !
  • 2Lucy Boynton dans Sing Street

    A 22 ans, Lucy Boynton a vécu un superbe instant de gloire à l’issue de la projection de l’euphorisant Sing Street de John Carney. Le public deauvillais lui a en effet offert une standing ovation digne de ce nom. Il faut dire que la jeune et ravissante comédienne britannique y étincelle comme un phare dans la nuit. Son personnage -une mannequin cherchant à déserter Dublin pour Londres- devient d’ailleurs la muse d’un jeune garçon introverti qui, transi d’amour, lui compose des chansons avec son groupe de rock haut en couleurs. Forte de son regard pétillant, de son accent distingué et de son incroyable appétence pour la culture, Lucy dansera sous peu à la croisée des étoiles.
  • 3Michael Barbieri et Theo Taplitz dans Brooklyn Village

    Leur amitié a profondément ému les festivaliers. Et on les comprend. Dans le délicat et bouleversant Brooklyn Village d’Ira Sachs, Michael Barbieri et Theo Taplitz incarnent deux enfants que tout oppose et qui deviennent les dommages collatéraux du conflit immobilier que se livrent leurs parents. Le point commun de ces deux jeunes comédiens ? Il s’agit de leur tout premier rôle au cinéma et c’est peu dire qu’ils crèvent l’écran. Déroutants de naturel et de spontanéité, ils cristallisent en effet toute l’humanité du long métrage. Leur quête identitaire, leurs discussions attendrissantes et leurs longues balades dans les rues de New York touchent en plein coeur. Aucun doute : ils iront très loin.
  • 4Tous les enfants dans Captain Fantastic

    Il suffit d’une séquence pour comprendre combien les enfants de Captain Fantastic tiennent la dragée haute à son interprète principal, Viggo Mortensen. Nous sommes au quart du film. Ben, père de famille singulier, réunit ses enfants, qu’il a choisi d’élever en les préservant d’une société qu’il abhorre, pour leur annoncer le décès de leur mère. Chaque larme versée, chaque sanglot, chaque mot de détresse : tout semble intensément vrai. Une excellence d’interprétation jamais relâchée pour cette horde de mioches, âgés de 7 à 18 ans, et castés entre l’Angleterre, l’Australie, les Etats-Unis, le Canada et la Nouvelle-Zélande. Vous ne les oublierez pas de sitôt, on vous le promet.

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