Deauville 2016 : quand le Festival mise ses jetons sur Chloë Grace-Moretz

CINÉMA
RECOMPENSE - Révélée en 2010 par Kick-Ass, la comédienne américaine Chloë Grace-Moretz recevra ce vendredi soir le prix Nouvel Hollywood à l’occasion de l’ouverture du 42ème Festival du Cinéma Américain de Deauville. Un pari sur l’avenir auquel LCI souscrit sans cligner.

Depuis 2011, le Festival de Deauville a coutume d’allumer un projecteur sur les jeunes talents qui écriront les plus belles pages du cinéma de demain. Après avoir plébiscité la magnifique Jessica Chastain et la pétillante Elizabeth Olsen, la manifestation a convié cette année Chloë Grace-Moretz. Pour cette native d’Atlanta âgée de 19 printemps, les choses ont pourtant démarré il y a un (très) long moment. A 5 ans, galvanisée par son bref passage dans la série Le Protecteur, la jolie blonde foulait déjà le plateau du remake d’Amityville. 

Un premier pas vers la gloire… Puisque cette première expérience en fera naître d’autres. Les seconds rôles, dans leur majorité inconsistants, s’enchaînent. Chloë fait ses dents, apprend, s’égare avant que l’année 2010 fasse d’elle une vedette internationale grâce au réjouissant Kick Ass de Matthew Vaughn. En enfilant le costume de l’irrésistible figure de manga Hit Girl, alias Mindy McCready, l’intéressée hérite d’un de ces rôles idéaux dont rêve toute débutante. Un de ceux qui s’inscrivent sans escale dans les rayons les plus privilégiés de la pop-culture. Fait de gloire oblige, les flashs crépitent et les scénarios tombent.

En attendant le premier grand rôle

Portée notamment aux nues par le Time Magazine et le New York Times, Chloë mène depuis sa barque entre éclats et déconvenues. D’un côté, il y a eu des remakes ratés de films d’horreur (Laisse-moi entrer et Carrie), des comédies au rabais (Journal d’un dégonflé, Girls Only), des oeuvres de genre ternes (Killing Fields, Equalizer) ou le second opus désastreux de Kick-Ass. De l’autre, des contributions intéressantes et remarquées devant les caméras de cinéastes de premier ordre tels que Martin Scorsese (Hugo Cabret), Tim Burton (Dark Shadows) ou Olivier Assayas (Sils Maria). Trois longs métrage différents qui ont mis en exergue, plus que jamais, le potentiel indubitable de la comédienne.

Que Deauville prenne le pari de lui accorder le Prix Nouvel Hollywood s’inscrit, somme toute, dans une logique évidente. Encore embryonnaire, la carrière de Chloë Grace-Moretz, certes endolorie par des choix peu pertinents - dont les derniers La cinquième vague et Nos pire voisins 2 - n’attend en effet que l’arrivée d’un chef-d’oeuvre. Pour cela, il va néanmoins falloir que la jeune femme aille à la rencontre de sa véritable identité artistique. Et elle n’en sera capable qu’au moment où elle sera totalement libérée de ces longs métrages pour ados et autres rôles archétypaux qu’on lui propose. A l’instar du virage amorcé par Kristen Stewart après Twilight, gageons que Grace-Moretz trouvera très rapidement le cinéaste qui la fera passer de star du moment à grande star.  

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