Deauville 2016 : Stanley Tucci prône le cinéma comme bouclier contre la barbarie

CINÉMA
CARRIERE - Samedi 3 septembre, l’acteur américain Stanley Tucci recevait un hommage mérité à Deauville pour l’ensemble de son éclectique parcours artistique. Ceux qui ont croisé sa route -Meryl Streep, Steven Spielberg, Mark Ruffalo ou Tom Hanks- ne diront pas le contraire.

A l’instar de David Strathairn, Barry Pepper ou Steve Buscemi, Stanley Tucci fait partie de ces acteurs que le grand public connaît davantage de visage que de nom. S’il n’a jamais accédé au statut de star, ce natif de l’Etat de New York, 55 ans, a pourtant déjà tourné avec les plus grands : de Steven Spielberg (Le Terminal) à Sam Mendes (Les sentiers de la perdition) en passant par Woody Allen (Harry dans tous ses états). Au compteur : une écrasante majorité de seconds rôles. Tucci est en effet de ceux qui ont permis, grâce à leur impeccable composition, de faire briller encore plus leurs partenaires de jeu, comme Meryl Streep dans Le diable s’habille en Prada. Pour ne citer qu’elle.


Coup de projecteur mérité

Samedi, au Festival du Cinéma Américain de Deauville, l’acteur a enfin pu occuper la tête d’affiche. Il n’y avait qu’à voir l’attention que lui prêtaient badauds et journalistes. D’abord sur les planches, où il a inauguré sa cabine dans la bonne humeur. Puis le soir, au CID, où il a reçu un chaleureux hommage de Frédéric Mitterrand, le président du jury de cette 42ème édition. "Je suis époustouflé par votre talent exceptionnel et par votre incroyable carrière. J’ai donc décidé de commencer ce discours en anglais, quitte à vous infliger une torture", a déclaré, amusé, l’ancien ministre de la Culture.



Après la projection sur grand écran de quelques moments importants de sa filmographie, Tucci a gagné l’estrade, rappelant au public que le Festival de Deauville, auquel il a participé à quatre reprises, était son préféré. "Je suis très flatté (…) Dans les temps difficiles que vivent la France, les USA et le monde en général, le cinéma est une façon de nous réunir et d’apporter du positif dans nos vies", a-t-il lancé, soulevant un tonnerre d’applaudissements. "Les films sont le résultat d’un travail collaboratif qui fait aller de l’avant. J’espère qu’à l’avenir les politiciens pourront apprendre des artistes." En définitive : un discours, aux contours politiques, qui a séduit par sa sobriété. Aperçu récemment dans le dernier opus de Hunger Games ou dans le film oscarisé Spotlight, Stanley Tucci apparaîtra l’an prochain dans La Belle et la Bête de Bill Condon aux côtés d’Emma Watson.

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