"Dernier train pour Busan" : la morsure de zombie qui contamine la planète... et bientôt le TGV ?

CINÉMA
EPIDEMIE - Véritable phénomène de société en Corée du Sud, le long métrage horrifique "Dernier Train pour Busan" et ses zombies hyperactifs séduisent la planète. Retour sur ce récit, en salles dès aujourd’hui, qui se propage de continent en continent.

Il est fort à parier que d’adorables fées se soient penchées sur le berceau de Dernier Train pour Busan. Depuis sa présentation en séance de minuit au dernier Festival de Cannes, où un accueil triomphal et enthousiaste lui a été offert, plus rien ne semble en effet pouvoir arrêter le survival zombiesque de Yeon Sang-ho. En imaginant une suite live à son long-métrage animé Seoul Station (sensation à Annecy), le cinéaste sud-coréen a offert à ses contrées un blockbuster n’ayant aucunement à rougir face aux mastodontes US.

Sortie en Corée du Sud fin juillet, l’oeuvre en question, virtuose dans sa forme, a rameuté plus de 10 millions de spectateurs dans les salles obscures : soit un ratio hallucinant d’un habitant sur cinq. De quoi laisser rêveur et éreinter (accessoirement) la concurrence venue d’ailleurs. Pour autant, s’il ne figure pas à la tête du box-office national de tous les temps (le record est détenu par Roaring Currents avec 17 millions de curieux), Dernier train pour Busan et ses passagers hétéroclites pris au piège par des zombies ont globalisé leur virus.

Prochaine cible : le TGV français ?

Au fil de ces dernières semaines, l’épidémie foudroyante se propage à la vitesse d’un bolide de course. Et la danse du ventre collective qui s’improvise autour de ce divertissement king size n’est clairement pas pour déplaire à son créateur. Aux Etats-Unis, les producteurs, toujours à l’affût d’une suite ou d’un copycat, ont flairé le bon filon. D’après The Hollywood Reporter et Variety, 20th Century Fox et Sony Pictures, visiblement très convaincus par la recette imparable du métrage, se disputent les droits de remake.

Et dans ce tumulte, la France n’est pas en reste. Gaumont, EuropaCorp et Canal Plus sont également sur les starting-blocks, à en croire nos confrères américains. Si les négociations aboutissent, il ne serait ainsi pas improbable de voir des morts-vivants attaquer sur grand écran les wagons de divers pays. Une chose demeure certaine : les cinéastes qui se substitueront à Yeon Sang-ho devront rivaliser de talent. Car pour dépasser le maître, qui a concocté là un festival rougeoyant et techniquement réjouissant, il faudra se lever de bonne heure.

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