"Edge of Tomorrow" : l'apocalypse, c'est maintenant

CINÉMA
BLOCKBUSTER - Tom Cruise tente de contrer la menace extraterrestre en voyageant dans le temps dans "Edge of Tomorrow". Le réalisateur Doug Liman nous raconte les coulisses de ce film de science-fiction, adapté du roman "All you need is kill" d’Hiroshi Sakurazaka.

Rebelote pour Tom Cruise. Après Oblivion, la star américaine enchaîne avec un autre blockbuster apocalyptique... Mais de qualité bien supérieure ! Entre voyage dans le temps, romance et relecture du débarquement de 1944, Edge of tomorrow se hisse au sommet du genre. Doug Liman, le réalisateur de La mémoire dans la peau, décrypte sa superproduction pour Metronews.

Le voyage dans le temps
"Dans le film, le héros est coincé dans une boucle temporelle et revit le même jour sans arrêt. Ce postulat implique de nombreux paradoxes et il était essentiel d’embarquer le spectateur sans qu’il doute de la vraisemblance de l’histoire. Retour vers le futur était pour moi un exemple dans le genre : je m’en suis beaucoup inspiré. Ensuite, ma mère m’a servi de mètre-étalon : si elle, qui ne sait pas se servir d’un ordinateur, pouvait suivre la logique du film, tout le monde y arriverait."

L’hommage aux héros de guerre
"J’adore les films sur la seconde guerre mondiale : leur morale est limpide avec les bons et les méchants d’un côté. J’ai repris ce principe avec l’invasion extraterrestre : ils sont les bad guys et nous les victimes. Mais je voulais aussi rendre hommage aux héros de 39-45, comme mon oncle Gordon, un homme ordinaire qui s’est battu dans la marine et s’est comporté en héros alors que rien ne l’y prédisposait."

L’identité visuelle
"Pour créer le look de l’armée, j’ai regardé comment les armes et les équipements avaient évolué entre 1939 et 1945 et j’ai transposé ce même degré de progrès à notre époque, en partant de ce que l’armée possède actuellement. Les armures mécaniques en sont à leurs balbutiements mais je les ai améliorées selon cette échelle de valeur en travaillant avec des concepteurs de voiture et des ingénieurs en armement. Le plus dur, c’était pendant le tournage : les exosquelettes pesaient 70 kilos et il fallait souvent utiliser des câbles et des grues pour aider les acteurs à se déplacer."

L’inversion des rôles
"J’avais envie de jouer avec les codes du genre en permutant les rôles. Tom Cruise est l’incarnation même du héros au cinéma mais, ici, il joue le soldat le moins gradé et expérimenté de l’armée. Le dur à cuire, la bête de guerre, c’est Emily Blunt que l’on avait jusque-là surtout vue dans un registre comique ou romantique. Ce renversement de situation me permettait d’ajouter une note d’humour nécessaire dans ce type de production."

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