Emmanuelle Béart, "une tête d'ange sur un corps de pute"

Emmanuelle Béart, "une tête d'ange sur un corps de pute"

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RENCONTRE – Elle sera mercredi à l'affiche de l'adaptation du best-seller de Katherine Pancol, "Les yeux jaunes des crocodiles". Emmanuelle Béart s'est confiée à Aïda Touihri.

"Une tête d’ange sur un corps de pute" : c’est en ces termes que Claude Chabrol s’est un jour adressé à Emmanuelle Béart, à table. Sans doute voyait-il en elle la réincarnation de Romy Schneider dans L’enfer, film inachevé d’Henri-Georges Clouzot. Il a fini par lui confier le même rôle, 30 ans plus tard. Cette description fait toujours sourire Emmanuelle Béart aujourd’hui. "Je préfère ça que l’inverse… un corps d’ange sur une tête de pute !".

Ce corps, ces courbes, lui valent toujours de beaux rôles, à 50 ans passés. Le dernier, dans Les yeux jaunes des crocodiles, en salles le 9 avril prochain, est celui d’Iris Dupin, très belle, très riche et très mondaine grande sœur de Julie Depardieu. Pourtant, en lisant le best-seller de Katherine Pancol, c’est d’abord dans cet autre rôle que s’est projetée Emmanuelle Béart. "J’y ai pensé tout de suite! Mais Cécile Telerman, la réalisatrice, m’a dit d’oublier l’idée. Elle m’avait déjà imaginé en Iris."

Le physique, un outil de travail

Ce personnage si attaché à sauvegarder les apparences ressemblerait presque à une actrice. "A certaines", précise Emmanuelle Béart. Vous ne l’entendrez pas se plaindre de rôles moins nombreux à mesure que le temps passe. Au contraire ! Elle cite pêle-mêle Juliette Binoche, Sophie Marceau ;  Catherine Deneuve, surtout, "admirable" dans le dernier film d'Emmanuelle Bercot, Elle s’en va

Bien sûr, le physique reste l’outil de travail des acteurs. Mais Emmanuelle Béart a appris à accepter le sien. Dans la douleur peut-être. Et sans militantisme aucun. Quand je lui parle de la ligue anti-chirurgie esthétique lancée par Kate Winslet en Grande-Bretagne, elle sourit. Une brusque lueur traverse son regard. Elle ne la rejoindra pas, jure-t-elle. Elle n'a "pas de temps à perdre".

Retrouvez Aïda Touihri dans "Grand Public", le samedi à 14h50 sur France 2.

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