"Entourage", de la série télé au ciné : un vulgaire clip estival

"Entourage", de la série télé au ciné : un vulgaire clip estival

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COUP DE GUEULE – Hollywood continue de recycler encore et encore, sans saveur, ses formules éculées. Preuve en est avec l’adaptation au cinéma de la série "Entourage". Ecriture bâclée, acteurs en roue libre, clichés tous azimuts… Le ratage est (presque) total.

On prend les mêmes et on recommence… Quatre ans après son dénouement, la série à succès Entourage, dont les huit saisons ont été diffusées Outre Atlantique sur HBO, renaît de ses cendres fraîches pour les besoins du grand écran. Devant la caméra de Doug Ellin, créateur dudit show télévisé, on retrouve ainsi le fringant Vincent Chase (Adrien Grenier), acteur prometteur devenu star hollywoodienne, et sa fameuse garde rapprochée. Laquelle comprend Johnny, son frère au talent limité, Kevin, son manager patenté et Turtle, son homme à tout faire.

L’intrigue de cette transposition cinématographique se situe six mois après la fin de l’ultime saison. Plus populaire et riche que jamais, Vincent mène la dolce vita, écartelé entre voitures de sport rutilantes et yachts peuplés de créatures plantureuses. Pourtant, cette opulence ne l’empêche pas de ramer pour le lancement de son premier long métrage en qualité de réalisateur. Afin de l’accompagner dans cette aventure semée d’embûches, il peut notamment compter sur les conseils avisés d’Ari Gold, son ex agent reconverti en nabab.

Hollywood, ton univers impitoyable...

Au risque de laisser en plan une légion de profanes, Entourage ne s’encombre d’aucune recontextualisation narrative et part du principe irrévocable que nul n’est étranger aux rouages affectifs de la bande d’amis. Si les fans de la première heure trouveront ici-et-là quelques motifs de satisfaction, les autres bayeront aux corneilles devant les emmerdantes aventures d’une génération dorée. Filmé comme un vulgaire clip estival, sans âme ni inspiration, l’ensemble rate complètement sa cible : brosser un portrait au vitriol d’une industrie implacable.

Dans ce grand tableau caduc, aucun des personnages ne parvient à exister autrement que sous la forme d’une caricature. La seule bonne idée du film – offrir à Haley Joel Osment, le gamin de Sixième Sens, le rôle du fils pourri-gâté d’un producteur milliardaire – tombe ainsi à l’eau, faute de finesse d’écriture. Et ce ne sont pas les guest-stars (Jessica Alba, Liam Neeson, Pharrell Williams, Mark Wahlberg ou Emily Ratajkowski), balancées dans le tas comme d'anecdotiques faire-valoir, qui changeront la donne. Entourage agit à la façon d’un courant d’air. Au pire ça enrhume, au mieux ça ventile.

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