"Equalizer" : Denzel Washington met (encore) dans le mille

"Equalizer" : Denzel Washington met (encore) dans le mille

ACTION MAN - Dans la lignée de ses rôles chez Tony Scott ("Man of Fire", "Déjà Vu"), Denzel Washington fait de nouveau régner la justice pour le réalisateur de "Training Day", Antoine Fuqua.

En 2001, Antoine Fuqua offrait à Denzel Washington son premier rôle de bad guy Training Day. A la clé, un Oscar du meilleur acteur bien mérité. Treize ans plus tard, le duo se reforme pour Equalizer, adaptation d’une série télé passée quasi inaperçue dans les années 80. La star y incarne un agent des services secrets retraité, solitaire et atteint de TOC qui reprend du service pour aider une jeune prostituée malmenée par la mafia. Avant de travailler une troisième fois ensemble sur le remake des Sept mercenaires, le comédien et son réalisateur nous parlent de Equalizer qui, sorti le week-end dernier aux Etats-Unis, fait déjà un carton et pourrait avoir une suite.

Un personnage dominant

Selon l’acteur, "ce film, c’est davantage un drame qu’un film d’action : nous prenons le temps de planter le décor, de présenter cet homme mystérieux, complexe, bourré de tocs... L’action arrive assez tardivement, quand on ne l’attend plus, notamment parce que mon personnage fait tout pour éviter d’avoir recours à la violence... Je n’aime pas mettre mes rôles dans des cases et je ne le vois pas du tout comme un action hero".

Des bastons immersives
"Je voulais que la caméra devienne un personnage à part entière. Que les scènes d’action soient filmées depuis le point de vue du héros, qu’on soit plongé dans son corps et son esprit", nous explique Antoine Fuqua. "Mais je ne voulais surtout pas que l’interprétation se perde dans l’action. Il était important de ne pas tricher, d’être au plus près de Denzel pour conserver la vérité et la complexité de son personnage".

Un héros vétéran
"Je trouve les héros de 60 ans plus crédibles. Tout simplement parce qu’à cet âge, on a assez vécu pour avoir acquis toutes ces compétences physiques et intellectuelles", commente le réalisateur. "Avec un mec bodybuildé de 20 ans, je n’arrive pas à croire que le type ait connu l’adversité, souffert. Des acteurs comme Denzel ou Liam Neeson ancrent le personnage dans le réel. Mais il faut s’adapter : ils ne vont pas courir ou sauter partout. Il faut trouver d’autres moyens, plus ingénieux, de tuer les méchants. Avec un tire-bouchon par exemple."

 

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