Et si Charlotte Le Bon faisait la pluie et le beau temps à Hollywood ?

Et si Charlotte Le Bon faisait la pluie et le beau temps à Hollywood ?

RENCONTRE - L’ex-Miss Météo du Grand Journal de Canal + est cette semaine la partenaire de la grande Helen Mirren dans "Les Recettes du Bonheur". Le début d’une carrière américaine qui démarre avec la bénédiction d’un certain Steven Spielberg. Rien que ça.

En 2010, Charlotte Le Bon fait la pluie et le beau temps dans "Le Grand Journal" de Canal +, époque Michel Denisot. Steven Spielberg la voit officier et, quatre ans plus tard, se souvient d’elle en découvrant ses essais pour Les recettes du bonheur, film qu’il produit. La jolie québécoise décroche alors le job, son premier dans un film américain. "Quand j’étais sur Canal, on faisait des blagues du genre : "on s’en fout, c’est pas comme si Spielberg nous regardait"... Je ne pensais pas que l’avenir me contredirait", nous racontait-elle ce week-end au festival de Deauville.

Quasi bilingue car élevée par un beau-père anglophone, la jeune femme incarne le béguin d’un bel Indien qui, après avoir été chassé de son pays avec sa famille, débarque dans un village français et décide d’ouvrir son restaurant en face de l’établissement étoilé où travaille la jeune femme. "Je trouvais le rôle de girlfriend bien foutu pour une fois. Ce n’est pas un pot de fleur mais une nana qui a les dents longues, du caractère, des grands rêves". Côté clichés, le réalisateur Lasse Hallström n’y va pourtant pas de main morte, filmant une France obsolète et exagérément folklorique.

Elle veut exposer ses dessins à Paris

"Dans le cinéma américain, on beurre épais mais si ça permet de rêver, tant mieux", argumente l’actrice. "Et puis, c’est une fable, un conte féérique, intemporel qui permet quelques fantaisies". Entre ode à la tolérance, solidarité familiale et love story mixte, le film reste quand même trop gentillet, malgré Helen Mirren en patronne despotique de Charlotte Le Bon. Laquelle vient d’ailleurs d’achever son second tournage aux Etats-Unis avec The Walk, biopic de Robert Zemeckis sur le funambuliste français Philippe Petit.

"Je joue sa fiancée, une artiste hippie. J’ai beaucoup appris au contact de Joseph Gordon Levitt. C’est un cyborg : il fait des heures inouïes et ne se plaint jamais. Quand tu viens de France, c’est rafraîchissant". Pour la suite de ses aventures américaines, rien n’est encore signé. Mais Charlotte Le Bon a d’autres projets pour cette rentrée. "Je dessine quand je ne tourne pas. Des sérigraphies, du street art, etc... Je me suis donnée pour but d’exposer, à Paris j’espère". A bon entendeur...

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