Festival d’Annecy - Guillermo del Toro : "Avec moi, le taux de morts a augmenté de 100% chez Dreamworks"

Festival d’Annecy - Guillermo del Toro : "Avec moi, le taux de morts a augmenté de 100% chez Dreamworks"

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HOMMAGE - S’il est plus célèbre pour ses longs-métrages en live action, de "Mimic" à "Crimson Peak", le réalisateur mexicain est aussi un acteur majeur de l’animation. De quoi expliquer sa présence au Festival d’Annecy dont il est cette année l’un des invités de marque.

Il est l’homme de l’ombre, l’artiste caché derrière les plus grands Dreamworks depuis sa rencontre il y a 8 ans avec Jeffrey Katzenberg, numéro un du studio d’animation. Consultant haut de gamme pour Megamind ou Dragons, Guillermo del Toro est aussi le producteur exécutif du Chat Potté, des Cinq Légendes ou de Kung fu Panda 3. "C’est une sorte de gourou qui officie en coulisses" a ainsi expliqué Jeffrey Katzenberg à propos de son ami, invité à donner une leçon de cinéma au Festival d’Annecy. "Tous les réalisateurs avec lesquels nous avons travaillé depuis 8 ans ont voulu l'avis et les conseils de Guillermo sur leur film."

Résultat : c’est au metteur en scène de Chronos, Hellboy, Pacific Rim et du Labyrinthe de Pan que l’on doit par exemple le décès du père de Harold dans Dragons 2 ou celui de la mère de Po dans Kung fu Panda 2. "Le taux de morts dans les dessins animés à augmenté de 100% quand je suis arrivé chez Dreamworks", a-t-il ainsi plaisanté sur la scène de la salle Bonlieu à Annecy. "Mais je pense que les enfants peuvent l'encaisser."

Trollhunters en avant-première

Aussi, a-t-il promis noirceur et épisodes dramatiques dans Trollhunters, sa première série animée produite par Dreamworks et diffusée sur Netflix à partir de décembre 2016. "Il y est question d’une de mes obsessions : l’idée qu’il existe un monde souterrain, magique, mythologique à côté du nôtre". En l’occurrence, celui de trolls qu’un jeune adolescent sera chargé de protéger.

Le cinéaste mexicain a profité du festival d’animation pour présenter des extraits de ce nouveau bébé en avant-première mondiale, promettant au public un traitement aussi cinématographique et épique que possible. Un objectif d’autant plus pertinent qu’à l’origine, Trollhunters devait être une trilogie pour le cinéma. "Mais chaque volet prenant cinq ans à créer, nous avons réalisé que nous étions trop vieux pour ça", s’est amusé  Jeffrey Katzenberg, invité surprise du Festival venu honorer son collaborateur.

Lequel, en une phrase, aura conquis l’assemblée, principalement composée de fans et de travailleurs actuels ou futurs du dessin animé : "L’animation n’est pas un genre mais un outil. On vous dira souvent le contraire mais c’est une forme d’art à part entière qui parle autant aux adultes qu’aux enfants."

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