Festival du film fantastique de Gérardmer : "It Follows" grand vainqueur

Festival du film fantastique de Gérardmer : "It Follows" grand vainqueur

PALMARES - Le 22ème Festival du film Fantastique de Gérardmer s’est achevé dimanche soir, après cinq jours de peur et de bonne humeur. Le magnifique It Follows de David Robert Mitchell s’est imposé comme le grand gagnant, récoltant le Grand Prix et le Prix de la Critique.

Sans surprise, ou presque… Adulé à Cannes, Sundance et Deauville, It Follows, en salles ce mercredi, continue d’écumer les festivals en faisant hurler à l’unanimité. A Gérardmer, aucune dérogation à cette logique ne s’est produite. Le second long métrage de l’américain David Robert Mitchell, auteur du remarqué The Myth of the American Sleepover, s’est en effet vu décerner l’emblématique Grand Prix, succédant au nippon Miss Zombie. Le jury officiel, présidé pour cette 22ème édition par le cinéaste Christophe Gans, était sur la même longueur d’onde que celui de la Critique. Un double plébiscite amplement mérité pour cette magistrale claque formelle qui met de jeunes gens aux prises avec une maladie sexuellement (très) transmissible. Laquelle condamne ceux qui la contractent à des symptômes hallucinatoires traumatisants.

Chien, chat, robots et jumeaux

Cinématographiquement moins abouti, le réjouissant The Voices de Marjane Satrapi a également beaucoup séduit dans les Vosges. Il a ainsi récolté le Prix du Jury - ex aequo avec Ex_Machina, premier film de l’écrivain et scénariste Alex Garland (La Plage, 28 jours plus tard…) - et celui du Public, dont l’applaudimètre a explosé à la fin de la projection. Un constat pas si étonnant pour la réalisatrice de Persepolis, qui y transforme avec brio Ryan Reynolds en trentenaire simplet, tiraillé entre un chat narquois qui le pousse à tuer des femmes et un chien débonnaire qui tente de le ramener à la raison. Résultat ? Une comédie noire et barrée, en forme de clin d’oeil rose-bonbon au Maniac de William Lustig.

Les prix des jurys Jeunes et Syfy ont enfin été attribués au dérangeant Goodnight Mommy, réalisés par les autrichiens Veronika Franz et Severin Fiala. Cette production du sulfureux Ulrich Seidl met en scène des frères jumeaux qui découvrent un matin leur mère avec le visage bandé et les paupières turgescentes, défigurée par une opération de chirurgie esthétique. Est-ce vraiment la génitrice qu’ils ont connue ou, au contraire, un ersatz inquiétant au dessein maléfique ? Ce choc sensoriel, au cinéma le 22 avril prochain, clôt un palmarès à l’image d’une programmation exigeante et éclectique, où les bons films sont tombés aussi abondamment que la neige.

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