Gérardmer 2014 - "All Cheerleaders Die" : alerte aux pom-pom girls tueuses

Gérardmer 2014 - "All Cheerleaders Die" : alerte aux pom-pom girls tueuses

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CRITIQUE - Le 21e Festival du Film Fantastique de Gérardmer s'est ouvert mercredi. Présenté hors compétition, "All Cheerleaders Die", de Lucky McKee et Chris Sivertson, raconte l'histoire d'une bande de pom-pom girls qui décide de régler leur compte aux footballeurs machos du lycée.

Souvent cantonnées à des seconds rôles très accessoires, les pom-pom girls sont remises au goût du jour dans All Cheerleaders Die des cinéastes Lucky McKee et Chris Sivertson. Fini les jeunes filles à la plastique cinq étoiles qui font péter les boutons acnéiques des ados accros à la branlette. Cette fois, les danseuses – toujours très sexy, entendons-nous bien – en ont gros sur la patate. Elles en veulent à la gent masculine et, plus précisément, aux machos de l’équipe de foot du lycée. C’est la jeune Maddy, campée par la très jolie Caitlin Stasey, l’origine de cette croisade sans pitié contre les détenteurs de testostérone. 

Nouvelle recrue chez les pom-pom girls, cette dernière va embrigader ses potiches de collègues qu’elle méprise. Avec le concours de son amie Leena, et à la suite d’un grave accident, ces dernières sont ramenées à la vie par la force de la sorcellerie. Ni une ni deux, elles se transforment en sorcières lubriques et sanguinaires, prêtes à défoncer du garçon à donf. Pour les visiblement très geeks Lucky McKee (May) et Chris Sivertson (I Know Who Killed Me), l’objectif de cette comédie de genre était en premier lieu de faire le remake de leur propre film d’adolescence tourné en 2001. 

Sexe et sorcellerie

Avec All Cheerleaders Die, le duo entend (à priori) nous parler, au treizième degré, de leurs festives expériences de lycée et crier haro sur une société américaine toujours en proie à des élans sexistes. Si l’idée de départ n’est pas pour nous déplaire, le film, passé une séquence introductive hilarante, confond un peu humour potache et humour lourdaud.

En conviant la sorcellerie à cette lutte des sexes, le duo se condamne au grand-guignolesque, avec des effets spéciaux dignes du pire des années 1960. Il eut été plus judicieux de concocter un bon slasher, sous-genre qui aurait soutenu plus habilement le thème abordé. Interminable, le résultat est sans appel : les pom-pom girls nous ont aussi tués.

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