Godzilla serait-il le meilleur ami de l'homme ?

Godzilla serait-il le meilleur ami de l'homme ?

CINÉMA
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BLOCKBUSTER - La créature mythique se rachète une conduite dans un remake spectaculaire signé Gareth Edwards. Le réalisateur anglais, révélé grâce à "Monsters", nous dévoile les coulisses de son blockbuster monstrueux.

Après The Amazing Spider-Man 2 et avant X-Men : Days of Future Past, Hollywood dégaine l'un des blockbusters les plus attendus de la saison. Soit une relecture spectaculaire de Godzilla, icône japonaise du film de monstres. Chronique d'une résurrection par son auteur, le jeune cinéaste Gareth Edwards, fan respectueux mais trop.

L’hommage au mythe
"Même ceux qui n’ont pas vu les films ont un jour entendu parler de Godzilla. C’est un personnage très iconique et jusque là, aucune version sur grand écran ne fait l’unanimité. C’était notre challenge : essayer de faire honneur à la bête, être plus émouvant que le remake de 1998 et plus spectaculaire que les séries B japonaises de la Toho qui suivirent le film original d’Ishiro Honda en 1954."

Des looks hybrides
"Les deux nouvelles créatures sont un mélange des monstres que nous aimions. Ils ont la gestuelle de King Kong, les dents du requin des Dents de la mer, le côté insecte de Starship troopers, la tête allongée d’Alien, les pattes avant du T-Rex... Et nous les avons imaginées très angulaires pour contrer l’aspect plus rond, plus mammifère de Godzilla. Lequel a la silhouette du dinosaure, la peau en écailles du crocodile, le museau du chien, les yeux de l’aigle, le corps rond de l’ours. Je voulais que le spectateur le voie un peu comme un gros animal domestique avec lequel il aimerait jouer."

Entre émotion et action
"Deux mots m’ont suivi pendant le tournage : épique et émotionnel. Je ne dis pas que les gens pleureront en voyant le film mais je tenais à ce que les personnages et l’émotion ne soient pas sacrifiés sur l’autel du spectacle. Je voulais que le spectateur en prenne plein les yeux et qu’il soit en empathie avec nos personnages mais aussi avec Godzilla."

Godzilla, l’antihéros
"Dans notre film, Godzilla est l’incarnation de la nature, son gardien. De ce fait, nous ne voulions pas qu’il représente le mal ou une menace pour la race humaine mais plutôt un espoir. Il est ainsi a priori le seul capable de restaurer l’équilibre naturel des choses en tuant ses deux rivaux."

L’art du teasing
"Nous tenions absolument à ce qu’il y ait du suspense et de la retenue dans la mise en scène. L’idée étant de ne pas tout montrer d’un coup, de dévoiler le monstre par petite touche, de mettre le spectateur en appétit. Dans l’esprit d’Alien, des Dents de la mer ou de Jurassic Park, qui sont pour moi des références du genre."

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