"Gone Girl" : pour Guillaume Musso, "c’est l’adaptation dont rêvent tous les romanciers"

"Gone Girl" : pour Guillaume Musso, "c’est l’adaptation dont rêvent tous les romanciers"

CRITIQUE - Fan du roman de Gillian Flynn, paru en France chez Sonatine sous le titre "Les Apparences", l’écrivain français Guillaume Musso est allé voir "Gone Girl" en avant-première pour metronews. Et nous livre son avis, à l’occasion de la sortie du film de David Fincher, ce mercredi dans toute la France.

"C’est l’adaptation dont rêvent tous les romanciers. Le film est fidèle à l’esprit du livre, on retrouve la même construction, la même progression dramatique, et plein d’images fortes qui jaillissaient à la lecture : la banlieue ennuyeuse où vivent Nick et Amy, leur maison, le bar, la scène magnifique de la neige de sucre ou ce supermarché à l’abandon, rempli de sans-abri. J’avais vu l’adaptation de Millenium par Fincher, et même si c’était un bon film, il manquait quelque chose, peut-être parce que c’était tourné en Suède, avec des acteurs américains. Là, tout est crédible. Et le casting est impeccable, des rôles principaux aux personnages secondaires comme la flic ou l’avocat de Nick.

"Une auscultation du couple et une satire des médias"

Comme le livre de Gillian Flynn, le film alterne la vision subjective de chacun des protagonistes. Amy au passé, Nick au présent. La tension est permanente, il n’y a pas de temps mort, et on se laisse manipuler avec gourmandise, le propre des meilleurs thrillers. Je trouve d’ailleurs que c’est l’un des films de Fincher les plus drôles. Et comme le livre, le film propose l’auscultation d’un couple, assez pessimiste, doublée d’une satire au fond très réaliste du monde médiatique, où ce que l’on a envie de croire est plus important que la vérité. Le titre du livre en français, Les Apparences, était très approprié, je trouve.

Jusqu’ici un seul de mes romans a été porté au cinéma, Et après. C’est un très beau film visuellement, j’aime beaucoup le casting, mais ce n’est pas tout à fait mon livre. Depuis, on m’a souvent sollicité, y compris pour Central Park qui est sorti cette année, mais j’ai tout refusé. Je ne céderais pas mes droits à un producteur simplement parce que 'ça marche'. J’ai envie d’une vraie rencontre artistique avec un réalisateur, que je signe le scénario comme Gillian Flynn ou avec quelqu’un d’autre. Je ne veux pas avoir de regrets.'
 

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