"Hunger Games" : un troisième acte réussi ?

"Hunger Games" : un troisième acte réussi ?

CRITIQUE - Jennifer Lawrence retrouve l’arc et les flèches de Katniss dans "Hunger games, La Révolte : Partie 1". Alors, vise-t-elle de nouveau dans le mille ? Dans les salles, en tout cas, c'est carton (presque) plein, avec 3 801 spectateurs à la séance de 14h, mercredi à Paris. Soit le troisième meilleur démarrage de l'année.

Si la saga littéraire de Suzanne Collins ne comprend que trois tomes, il y aura quatre Hunger Games au cinéma, le dernier livre ayant été scindé en deux films. Un procédé voué à engranger plus d’argent ou une solution nécessaire pour adapter un troisième roman foisonnant ? metronews répond à la question et décrypte la première partie de La Révolte.

Une héroïne passive
Après avoir survécu une seconde fois à l’arène, Katniss trouve refuge dans le district 13, département sous terrain en rébellion contre le Capitole. Afin d’obtenir la protection des siens et de Peeta, prisonnier instrumentalisé par le Capitole, elle accepte ici de devenir l’image de la rébellion dans des vidéos de propagande dirigées par les résistants. Résultat : dans cet épisode, le geai moqueur joue davantage les symboles passifs et les stars télé que les guerrières, l’action étant majoritairement assurée par Gale, ami d’enfance de l’héroïne. Déroutant mais intéressant.

Un jeu de pouvoir
S’il était question de stratégie dans les autres films, celui-ci enfonce le clou. Qu’il s’agisse du chef de la rébellion (Julianne Moore) ou du vil President Snow, chacun défend ses intérêts au détriment de l’héroïne, transformée en arme de propagande. L’action, omniprésente dans les deux premiers opus, est ainsi relayée au second plan, au profit du thriller psychologique et politique. Une rupture de ton salvatrice pour épargner les redites avec les précédents volets.

Un triangle amoureux
Prisonnier du Capitole, Peeta (Josh Hutcherson) se fait rare dans ce troisième film mais n’en torture pas moins Katniss, tiraillée entre son amour pour lui et ses sentiments pour Gale (Liam Hemsworth) qui prend ici du grade (et gagne en présence). Mais, malgré ce dilemme, pas de niaiserie dans la saga qui, à ce jour, reste la moins mièvre du genre young adult.

Un casting renouvelé
L’arrivée dans le district 13 va de pair avec la découverte de nouvelles têtes. Parmi elles, Julianne Moore en dirigeante énigmatique et Natalie Dormer, la Margaery Tyrell de Game of Thrones qui joue les réalisatrices télé casse-cou et punkette. Mais ces nouveaux venus manquent de corps et, malgré la force dramatique de Jennifer Lawrence, les longueurs surviennent. Pas de quoi bouder son plaisir mais de quoi mettre en cause la légitimité d’une fin en deux volets.


 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Covid-19 : doit-on s'isoler si l'on est déclaré "cas contact" et pleinement vacciné ?

EN DIRECT - Pass sanitaire : l'entrée en vigueur devrait intervenir le 9 août, selon Gabriel Attal

Alors que la France est "en retard", le Royaume-Uni s'est emparé du problème du Covid long

Le tableau des médailles des JO de Tokyo : la France stagne, après l'or en aviron

Vaccination : il y a désormais "une décorrélation entre les hospitalisations et les diagnostics", affirme Olivier Véran

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.