"Ivan Tsarevitch et la princesse changeante" : Michel Ocelot remet le conte dans son plus bel écrin

"Ivan Tsarevitch et la princesse changeante" : Michel Ocelot remet le conte dans son plus bel écrin

COUP DE CŒUR – Quatre histoires pour le prix d’une ! C’est ce que propose Michel Ocelot, le papa de la trilogie Kirikou et de "Azur et Asmar", dans le programme de courts métrages "Ivan Tsarevitch et la princesse changeante", en salles ce mercredi. Pour le plaisir des petits et des grands, le réalisateur investit des mondes lointains et merveilleux, tous peuplés de personnages enthousiasmants.

Quand Michel Ocelot s’exprime, le terme "beau" revient à plusieurs reprises. Il y a en effet chez cet éternel enfant de 72 ans une quête de vénusté qui confine à l’obsession et qui se vérifie, une nouvelle fois, dans Ivan Tsarevitch et la princesse changeante. Né de son imaginaire et d’une pléthore de contes qu’il a dévorée ici et ailleurs, cet enchantement de 52 minutes rassemble harmonieusement quatre courts métrages usinés avec une délicatesse et une minutie d’orfèvre. Un ensemble de récits, imaginé dans un cinéma abandonné par une fille, un garçon et un vieux projectionniste, qui salue et célèbre le geste créatif.

Raconte-moi une histoire

C’est ainsi que s’ouvrent, après une brève introduction, des histoires où s’entremêlent les notions de courage, d’intégrité, de jusqu’au-boutisme et d’amour. On prend plaisir par exemple à vivre l’amitié indéfectible unissant un jeune mousse de navire et sa chatte maltraitée par un équipage rustre. On est émerveillé devant le parcours d’un apprenti sorcier qui tombe sur un professeur persan aux desseins peu scrupuleux. L’émotion pointe aussi le bout de son nez au gré de l’épopée menée par le jeune Ivan Tsarevitch, forcé de mettre la main sur trois prunes d’or du Tsar des Jardins pour sauver son père mourant.

Loin du tumulte des grosses productions d’animation, Michel Ocelot continue à concevoir ses œuvres en combinant petitesse du budget et grandeur de la passion. Son quatuor d’historiettes, bâti en ombres chinoises, est d’une impressionnante splendeur visuelle. Mieux : le recours au numérique n’enlève rien à l’aura artisanale propre à ses travaux habituels. Chaque aventure est par ailleurs sertie de dialogues aux petits oignons, lesquels sont posés sur la bouche des différents héros de manière audible et digeste. A l'issue de ce voyage aux parfums bigarrés, le ravissement trompette et le désir de se réfugier illico dans une lecture enfantine se fait féroce. Et c’est justement dans cette sacralisation du conte que l’entreprise puise son indiscutable force.

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Cinéma : après Kirikou, Michel Ocelot nous fait rêver avec Ivan Tsarévitch

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