"Jack Reacher Never Go Back" : Tom Cruise sait choisir ses réalisateurs

"Jack Reacher Never Go Back" : Tom Cruise sait choisir ses réalisateurs

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FOCUS. Stanley Kubrick, Oliver Stone, Christopher MacQuarrie, Brad Bird... Tom Cruise, à l'affiche de "Jack Reacher Never Go Back" en salles ce mercredi, ne choisit pas les réalisateurs avec lesquels il travaille par hasard. Sa carrière est le reflet de cette exigence. La preuve en 12 points.

TONY SCOTT / TOP GUN

Quatre ans après son très beau premier long métrage Les Prédateurs avec Catherine Deneuve et David Bowie, Tony Scott remporte un immense succès avec Top Gun. Réussite phénoménale au box-office (plus de 175 millions de dollars de recettes pour les seuls États-Unis), consécration de Tom Cruise au panthéon des vedettes hollywoodiennes, et première association avec le duo de producteurs Don Simpson-Jerry Bruckheimer.

MARTIN SCORSESE / LA COULEUR DE L'ARGENT

Tom Cruise tourne pour Martin Scorsese dans la foulée de Top Gun. La couleur de l'argent marque sa première collaboration avec un réalisateur du Nouvel Hollywood. Tom Cruise est devenu bankable et peut se mesurer aux plus grands. C'est précisément ce qu'il fait en 1987 dans ce film où Paul Newman reprenait le personnage qu'il avait créé dans l'Arnaqueur, "Fast" Eddie Nelson.

OLIVER STONE / NE UN 4 JUILLET

Evocation de la terrible experience de Ron Kovic, né un 4 juillet, jour de la fête nationale américaine, excellent citoyen, Marine et engagé volontaire au Viet-nam. La prestation de Tom Cruise dans Né un 4 Juillet d'Oliver Stone en 1989 est l'une des plus belles de sa carrière et assurément une étape charnière. Car il se fait l'interprète d'une histoire vraie, celle de Ron Kovic, jeune patriote revenu paraplégique du Vietnam, qui voit chacune de ses illusions et de ses convictions voler en éclats.

BRIAN DE PALMA, JOHN WOO, JJ ABRAMS, BRAD BIRD & CHRISTOPHER MACQUARRIE / LES MISSION : IMPOSSIBLE

Avec le premier volet de Mission Impossible, Tom Cruise lance une franchise en 1997, inspirée de la célèbre série télévisée. Avec son Ethan Hunt au centre de l'intrigue et de tous les plans, il devient une figure du cinéma d'action, avec l'énergie nerveuse qui lui est propre. Chaque volet sera marqué par le style (et parfois les travers) du réalisateur choisi : les angles de caméra élégants et audacieux de Brian de Palma, John Woo et ses plans appuyés et esthétisants à l'extrême, JJ Abrams et son action incessante, son intrigue rocambolesque, Brad Bird et son intelligence de cinéma, Christopher MacQuarrie et son appétence pour le cinéma US des années 70.

STANLEY KUBRICK / EYES WIDE SHUT

Tom Cruise forme un duo marquant avec Nicole Kidman en 1999 dans Eyes wide Shut de Stanley Kubrick. Le rôle de Cruise est loin d'être évident puisqu'il demeure spectateur de ses fantasmes lors d'une nuit intense et dangereuse. Tout ce qu'il a vécu pendant sa nuit d'errance fantasmatique va se retourner contre lui. Ses rencontres se feront dangereuses (la magnifique Vinessa Shaw, l'énigmatique Sydney Pollack, sa femme qui lui dévoile une part d'hostilité). Il est assez intéressant de voir la nature de Tom Cruise ainsi contrariée. Il se rend totalement -et avec humilité- au point de vue de Kubrick.

PAUL THOMAS ANDERSON / MAGNOLIA

Tom Cruise compose un personnage hallucinant dans la sublime chorale du Magnolia de Paul Thomas Anderson en 2000. Dans le rôle de Frank T.J McKay, chantre grossier d'une méthode incitant les hommes à ne plus s'humilier devant les femmes, Tom Cruise tient son plus beau rôle.

STEVEN SPIELBERG / MINORITY REPORT & LA GUERRE DES MONDES

Sa rencontre avec Spielberg est déterminante : Cruise y est à chaque fois un héros solitaire dans un monde qui devient fou. Mais il a cette fêlure, celle d'un homme qui a perdu son fils dans Minority Report en 2002. Il est un père immature qui doit prendre ses responsabilités quand des aliens veulent détruire l'humanité dans La Guerre des mondes en 2005.

MICHAEL MANN / COLLATERAL

Dans Collateral de Michael Mann en 2004, Tom Cruise joue enfin au tueur à gages, les cheveux gris et l'oeil glaçant, indifférent au cauchemar qu'il fait vivre à un pauvre chauffeur de taxi. Mann joue avec l'image de "gentil" de l'acteur en lui faisant incarner un être impitoyable. Et c'est un vrai choc, comparable à celui qu'on pouvait éprouver devant Henry Fonda dans Il était une fois dans l'Ouest. 

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