Joseph Gordon-Levitt : "La chose la plus folle que j'ai faite ? Jouer en français dans 'The Walk'"

CINÉMA

INTERVIEW – Dans "The Walk" de Robert Zemeckis, en salles ce mercredi, Joseph Gordon-Levitt incarne le funambule Philippe Petit, connu pour avoir notamment marché sur un fil tendu entre les tours jumelles du World Trade Center en 1974. De passage à Paris, le comédien s’est confié à metronews dans un français très honorable.

Certains spectateurs ont vomi en découvrant le film, dont le dernier tiers est absolument vertigineux. Est-ce la meilleure des récompenses ?
(rires) Bien sûr ! C’est très physique à regarder… C’est donc parfait ! 

Beaucoup d’informations circulent sur Philippe Petit : des documentaires, des articles, des photos… Face à cette masse de données, comment avez-vous préparé le rôle ?
Au contact de Philippe... Il a tenu à m’apprendre à marcher sur le fil. J’ai passé du temps avec lui. Je l’ai écouté, j’ai pris en compte ses conseils, je l’ai observé en action, comment il s’y prenait. Son enseignement a duré huit jours. C’est un homme très optimiste. Il était certain que je parviendrai à tout assimiler au terme de ce court délai. 

Comprenez-vous les risques qu’il a pris dans sa vie ? Ou, au contraire, vous êtes-vous dit : "Ce mec est fou" ?
Il est fou (sourire). Il le dit lui-même. J’adore ça, les personnages à la fois fous et brillants. Les complexités humaines, c’est ce qui m’inspire en qualité d’acteur au moment de choisir mes rôles.

"J’aime la langue et la culture françaises"

Travailler avec Robert Zemeckis, était-ce la cerise sur le gâteau ?
Oui, c’était un honneur de collaborer à ses côtés. C’est la première chose qui m’a attiré dans ce projet. Si c’était un autre réalisateur ou un autre studio hollywoodien, je n’aurais peut-être pas accepté. Mais entre les mains de Zemeckis, ce maître visuel, je ne pouvais pas refuser. Il maîtrise la narration et sait traiter ses personnages.

Quelle est la chose la plus risquée que vous ayez faite dans votre vie ?
Peut-être jouer en français dans le film… (rires)

A ce propos, comment se fait-il que vous parliez aussi bien français ?
J’aime la langue et la culture françaises, surtout le cinéma. Il y a longtemps, j’ai fait un voyage en Europe. Je suis passé par Amsterdam, Genève avant de visiter pour la toute première fois Paris. Je me souviens avoir été sidéré par la programmation cinématographique en consultant un numéro de Pariscope. Avoir un si large choix, ça n’existe pas aux Etats-Unis.

Quels sont les réalisateurs qui vous ont fait aimer le cinéma français ?
Godard, Truffaut… Plus récemment, je dirais Audiard, Jeunet ou Ozon. J’ai vu il y a peu Une nouvelle amie. Ça m’a beaucoup plu. 

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