VIDÉO - "Halloween : La Nuit des masques", "Candyman"... 5 films à (re)voir ce soir

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SÉLECTION - Et si on se faisait une soirée Halloween ? Cachez les citrouilles et les sorcières de Blair : voici une sélection de 5 films que nous vous conseillons de (re)découvrir, parmi lesquels "Halloween, la nuit des masques" de John Carpenter et "Massacre à la tronçonneuse" de Tobe Hooper.

La nuit des morts vivants, It Follows, Le projet Blair Witch, Saw, Braindead, Zombie... Nombreux sont les films d'horreur à votre disposition pour passer une bonne soirée Halloween entre amis ! Voici notre sélection de 5 longs métrages, allant du connu au moins connu, à déterrer impérativement d'outre-tombe.  

"Halloween : La Nuit des masques" de John Carpenter (1978)

De quoi ça parle ? L'histoire se déroule dans la ville d'Haddonfield, dans l'Illinois. Le soir d'Halloween, Michael Myers, âgé de six ans, assassine sa sœur à coups de couteau de cuisine. Il est interné jusqu'à sa majorité pour ensuite être jugé. Cependant, à l'âge de vingt-et-un ans, alors qu'il est transféré pour son procès, il réussit à s'échapper, et prend la route de sa ville natale. Se produisent alors une succession de meurtres. Son psychiatre, le docteur Loomis, se lance à sa poursuite...


Pourquoi il faut le voir. Halloween : La Nuit des masques est considéré comme un classique du cinéma d'horreur, ayant popularisé le slasher (genre parodié des années plus tard dans Scream et ravivé dans It Follows), ayant confirmé l'intelligence cinématographique du réalisateur John Carpenter, capable de créer une atmosphère puissante par des effets simples, et ayant lancé la carrière de Jamie Lee Curtis, idoine dans le rôle de la baby-sitter persécutée. Un remake est sorti en 2007, écrit et réalisé par Rob Zombie. Mais comme on dit, "souvent copié, jamais égalé".  

"Massacre à la tronçonneuse" de Tobe Hooper (1974)

De quoi ça parle ? Cinq amis arpentent le Texas à bord d'un minibus au début des années 1970 lorsqu'ils prennent un vagabond en stop. Très vite, le nouveau venu se montre menaçant et un curieux malaise s'installe. Un peu plus tard, les cinq s'arrêtent dans une station-service déserte et commencent à explorer les environs... jusqu'à une maison où ils n'auraient jamais dû entrer.


Pourquoi il faut le voir. Dans Massacre à la tronçonneuse, un monstre dégénéré exécute froidement tous les inconnus qui s’approchent de sa maison. Le tueur, surnommé "Leatherface", s’est fabriqué un masque à partir du visage de ses victimes. C’est la fin du Flower Power et l’Amérique est traumatisée par la guerre du Vietnam. Grand film d'horreur, certes. Mais grand film sur un pays en crise, aussi. A la clé, la scène (effroyable) dite du "crochet de boucher", toujours aussi redoutable et le scène (poétique) dite de la "danse du crépuscule" où Leatherface tournoie avec sa tronçonneuse à l'aube.

"Candyman" de Bernard Rose (1992)

De quoi ça parle ? Une femme décide d'écrire sa thèse sur les mythes et légendes locaux. C'est en visitant une partie de la ville inconnue qu'elle découvre la légende de Candyman, un homme effrayant qui apparait lorsqu'on prononce cinq fois son nom en face d'un miroir. 


Pourquoi il faut le voir. Candyman, de Bernard Rose, est tiré de Lieux Interdits (The Forbidden), une nouvelle de Clive Barker extraite du tome 5 de sa série des Livres de Sang. Et le film fonctionne toujours aussi admirablement. Tony Todd en beau boogeyman et Virginia Madsen en belle victime incarnent les amants sacrifiés de cette parabole sur la peur sociale dont on se remémore encore d'hallucinantes inventions plastiques (le générique de début, la première apparition du croque-mitaine...), le mélange fantastique/urbain et mythe/réalité propre à Barker ou encore cette somptueuse bande-son signée Philip Glass. 

"Donnie Darko" de Richard Kelly (2001)

De quoi ça parle ? Donnie Darko est un adolescent de seize ans pas comme les autres. Intelligent et doté d'une grande imagination, il a pour ami Frank, une créature que lui seul peut voir et entendre. Lorsque Donnie survit par miracle à un accident, Frank lui propose un étrange marché. La fin du monde approche et ce dernier doit accomplir sa destinée.


Pourquoi il faut le voir. L’action de Donnie Darko se déroule à la fin des années 80 et à l’époque, les étudiants portaient les mêmes uniformes, les lapins géants venaient hanter les nuits, les vieilles femmes attendaient du courrier dans leurs boîtes aux lettres vides, les prédicateurs tentaient d’inculquer des valeurs patraques, les Duran Duran et autres Tears for Fears cartonnaient au hit-parade, les cinémas proposaient en double-programme La dernière tentation du Christ et Evil Dead, et le spleen des doux rêveurs désabusés, ceux qui avaient peur de mourir le lendemain, se propageait comme un incendie. Pas de frisson mais beaucoup, beaucoup de mélancolie lunaire et de nostalgie dévastatrice dans ce film extrêmement attachant, révélant le star Jake Gyllenhaal. 

"L'échelle de Jacob" de Adrian Lyne (1991)

De quoi ça parle ? Jacob est victime des flashbacks incessants de son premier mariage, de la mort de son fils et de son service au Vietnam. Jour après jour, Jacob s'enfonce dans la folie en essayant de comprendre ce qui lui arrive avec l'aide de Jezebel, son épouse. 


Pourquoi il faut le voir. Peut-être le meilleur film fantastique des années 90. C’est paradoxalement le plus sous-estimé. On ne le doit pas à Wes Craven, ni à John Carpenter mais à Adrian Lyne, le réalisateur de Flashdance et de Liaison Fatale. Il est sorti peu de temps après Angel Heart d’Alan Parker et surtout la même année que Ghost, dans lequel Patrick Swayze donnait des cours de poterie à Demi Moore - Ghost et L’échelle de Jacob ont de nombreux points communs car ils partagent le même scénariste, Bruce Joël Rubin. A l’arrivée, un somptueux film multi-genres (film de guerre, film fantastique, parabole politique de l'ère Reagan, mélodrame métaphysique) aux allures de purgatoire, ayant totalement inspiré Sixième Sens avec Bruce Willis comme le jeu vidéo Silent Hill. Et, par-dessus tout, c'est très beau. Beau à pleurer.

Bref... HAPPY HALLOWEEN!

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