Karim Leklou, l'acteur que les cinéastes n'ont pas fini de s'arracher

Karim Leklou, l'acteur que les cinéastes n'ont pas fini de s'arracher

CINÉMA
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PORTRAIT - A l’affiche ce mercredi de "Coup de chaud", troisième long métrage de Raphaël Jacoulot, le comédien Karim Leklou confirme tous les espoirs placés en lui. Metronews vous propose de faire connaissance avec celui qui deviendra, à coup sûr, un futur incontournable du grand écran.

Il a le regard dont rêve tout cinéaste. Pénétrant, obsédant, capable d’exprimer la détresse comme la menace, la joie comme la peine. A 33 ans, porté par un talent imparable, Karim Leklou a définitivement pris ses quartiers dans le paysage cinématographique français. Sa gueule à la fois forte et fragile, c’est Jacques Audiard qui la révèle brièvement en 2009 dans Un prophète. A partir de là, les seconds rôles s’enchaînent. Il offre notamment ses services à Radu Mihaileanu dans La source des femmes, Bouli Lanners dans Les géants ou Katell Quillévéré dans Suzanne. 

Flash back

Remontons le temps… L’histoire d’amour qui lie le jeune homme et le septième art a véritablement débuté dans les Yvelines, où il a grandi. "Mon père commençait ses journées de travail à 5 heures du matin", se souvient l’intéressé. "Le soir, quand il rentrait, nous lancions des VHS. Les films que nous voyions étaient en quelque sorte notre sas de décompression." Attiré par le voyage intérieur que garantit le travail d’acteur, Karim Leklou succombe à la tentation. Sa collaboration avec Marie Monge dans le moyen-métrage Marseille la nuit, pour laquelle il obtient des prix d’interprétation aux festivals d’Angers et Pantin, achève de le convaincre. 

Et il a bien eu raison d’embrasser cette carrière d’acteur, comme en témoigne sa performance dans Coup de chaud, en salles ce mercredi. Figure matricielle dudit drame caniculaire, ce dernier incarne un fils de ferrailleurs borderline qui sème le trouble dans son village. "Je suis super fier de ce film. J’ai aimé me fondre dans l’univers de Raphaël Jacoulot", confie-t-il. "C’est un excellent directeur d’acteurs qui nous pousse à trouver une certaine véracité dans le jeu. Son écoute m’a beaucoup aidé." Une chose est sûre ? Les réalisateurs n'ont pas fini de taper à sa porte puisqu’on le verra bientôt dans Les Anarchistes d'Elie Wajeman, Voir du Pays des sœurs Coulin, Toril de Laurent Teyssier, Orphelines d’Arnaud Des Palières et Réparer les vivants de - encore ! - Katell Quillévéré. Une filmographie qui commence à avoir une sacrée gueule...

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