Keira Knightley dans "New York Melody" : "Je n’écoute pas de musique !"

CINÉMA
INTERVIEW - Dans "New York Melody", la jolie Keira Knightley donne de la voix devant la caméra de John Carney, talentueux réalisateur de "Once", révélation de l’année 2007. Aux côtés de Mark Ruffalo et d’Adam Levine, elle étincelle dans la peau d’une chanteuse de l’ombre. Metronews a recueilli ses confidences.

Est-ce vrai que vous avez accepté le rôle de Gretta dans New York Melody car vous en aviez marre de mourir au cinéma ?
Oui (rires). En achevant le tournage d’Anna Karénine, j’ai réalisé que j’avais enchaîné les films sombres ces cinq dernières années. Il arrivait toujours des choses horribles à mes personnages. Je cherchais donc un projet d’où émergerait la notion d’espoir. J’ai lu un paquet de scénarios pour aller dans ce sens et celui de New York Melody était le meilleur.

Pourquoi vous a-t-il à ce point touché ?
Je crois que ça vient du personnage principal, cette femme qui apprend à rester debout alors que tout s’effondre autour d’elle. Le film se distingue des comédies romantiques traditionnelles dans la mesure où le voyage intérieur de Greta est bien plus important que les hommes qu’elle peut croiser. J’apprécie par ailleurs le travail du réalisateur John Carney. Avec Once (sorti en 2007, ndlr), il avait réussi à insuffler une âme incroyable à son récit et ce, malgré un minuscule budget.

"Il fallait que ma voix véhicule de la fragilité"

En rejoignant le projet, craigniez-vous de pousser la chansonnette ?
C’est sûr que la chanson n’est pas la façon dont je m’exprime spontanément (rires). Pour être franche, je ne savais pas comment j’allais m’en sortir. J’ai écouté les mélodies quelques jours avant l’entame du tournage et les paroles sont venues tard. J’ai donc dû m’adapter. Et puis j’ai été coachée par un adorable professeur de chant. On a testé mon timbre pour savoir dans quelle direction je pouvais aller. Il fallait que ma voix véhicule de la fragilité.

Jouer ou chanter : qu’est-ce qui est plus dur ?
Chanter ! Je ne suis pas une chanteuse à la base. De fait, c’était super intéressant d’investir un domaine dont j’ignore tout. Je l’ai vécu comme un réel challenge.

Comment ça "dont vous ignorez tout" ? Vous n’êtes pas mélomane ?
Non… Je n’écoute pas de musique. Pourtant je suis mariée à un musicien (James Righton du groupe Klaxons, ndlr). Ma famille aime beaucoup ça mais ce n’est pas un art vers lequel je vais naturellement. Je ne sais rien là-dessus. Ce qui était important dans l’aventure, c’était justement d’être vierge de tout dans ce domaine.


 

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