VIDEO - "L’Ascension" ovationné à l’Alpe d’Huez : Ahmed Sylla "n’avait pas de mots à part merci"

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INTERVIEW - Héros du "feel good movie" qui va égayer votre début d'année dès le 25 janvier, après avoir séduit les festivaliers de l'Alpe d'Huez, Ahmed Sylla et Alice Belaïdi reviennent pour LCI sur les coulisses du tournage du premier long-métrage de Ludovic Bernard, entre la Seine-Saint-Denis et le Népal. Dans la joie et la bonne humeur.

LCI : Le film a reçu une ovation à l’issue de sa présentation mercredi. Un accueil qui vous a laissé sans voix...

Alice Belaïdi : On était hyper émus, on se serrait la main hyper fort. C’était très émouvant.

Ahmed Sylla : Je pense que les gens ont vu que j’étais ému aux larmes. Je n’avais pas de mots à part dire merci. On a fait un travail qui n’a pas été de tout repos. Depuis la genèse de ce projet jusqu’à la projection hier soir (mercredi, ndlr), ça n’a pas été simple. Ça a été un beau retour du public. C’était notre salaire.

LCI : L’histoire du film, c’est vous qui allez nous la raconter, à tour de rôle :

Alice Belaïdi : C’est un loser qui a envie de faire des grandes choses dans sa vie et qui va être poussé par un grand amour pour le faire.

Ahmed Sylla : Mais un loser gentil, sympa.

Alice Belaïdi : C’est juste qu’il ne fait pas grand-chose de sa vie.

Ahmed Sylla : Mais il est follement amoureux de Nadia, jouée par Alice, et il est prêt à tout. C’est une belle histoire d’amour, d’amitié, de dépassement de soi. Un beau "feel good movie". Allez le voir, vous ne serez pas déçus, vous allez en ressortir - il hausse les épaules - sympa, frais.

Alice Belaïdi : Et en plus Mesdames, vous pouvez demander n’importe quoi à vos mecs après ce film, c’est quand même plutôt cool.

Ahmed Sylla : Ouais mais après, il y a des étapes avant d’envoyer son mari sur le toit du monde. On peut faire des trucs sympas. Tu peux aller dans le rue et crier : " je t’aime !". Déjà on est sur un truc sympa. Ou écrire à la craie sur tout un passage piétons : "Chérie, veux-tu m’épouser ?"

LCI : Le film est tiré d'une histoire vraie, celle de Nadir Dendoune, qui avait raconté son exploit dans un livre "Un tocard sur le toit du monde". L’aviez-vous lu ?

Ahmed Sylla : Je l’ai lu jusqu’à la moitié parce que je voulais vraiment apporter mon truc au personnage. Quand je lis quelque chose, je m’approprie trop l’histoire. Et comme c’est une adaptation libre, pas vraiment calquée sur l’histoire de Nadir, je voulais m’en détacher un petit peu. Mais on retrouve beaucoup de références du livre dans le film. Je pense que tous ceux qui l’ont lu vont dire : Ah ouais, ça c’est dans le livre, c’est mortel". En plus Nadir a participé à l’écriture du scénario.

Alice Belaïdi : On ne connaissait pas l’histoire, ni Ahmed ni moi, avant de lire le scénario. On l’a découverte grâce à Ludovic Bernard, cette histoire incroyable de ce mec complètement fou qui a fait le tour du monde à vélo, a gravi l’Everest sans jamais avoir été à la montagne de sa vie.

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"L’Ascension" : Ahmed Sylla et Alice Belaïdi se prêtent au jeu du "qui de vous deux…"

Au départ, on a plus une formation luge et après-ski que montagneAhmed Sylla

LCI : Alice, votre personnage ne part pas dans l’Himalaya, évidemment. Etiez-vous toujours en contact avec l’équipe partie en montagne pendant le tournage ?

Alice Belaïdi : Ludovic (Bernard, le réalisateur, qui arrive à ce moment-là) m’avait fait un petit document avec l’aéroport de Lukla, les points où ils allaient s’arrêter… Un peu comme Nadia dans le film suit l’ascension de Sammy. Moi, Alice, j’ai suivi l’ascension d’Ahmed et de Ludovic. J’étais tenue au courant par MMS. J’étais au chaud à Paris et je voyais qu’eux étaient dans le froid.

Ahmed Sylla : Elle voyait que j’étais en train de galérer. On est monté jusqu’à 5.364 mètres, je pense que ça vaut son pesant d’or.

Ludovic Bernard : On n’est pas près d’y retourner !

Ahmed Sylla : Oui, et c’est surtout qu’au départ on a plus une formation luge et après-ski, mais pas montagne.

LCI : Ahmed, avant la projection justement vous avez expliqué avoir pris conscience de ce qui allait vous arriver une fois arrivé au Népal.

Ahmed Sylla : J’ai lu le scénario et à aucun moment je ne me suis dit : "il va falloir traverser des ponts suspendus pour de vrai, il va faire froid pour de vrai, je vais parler avec des yaks pour de vrai". Ça, je ne le savais pas.

Ludovic Bernard : Je ne te l'ai pas caché, mais je ne t’ai jamais rien dit.

Ahmed Sylla : Il me l’a un peu caché !

Alice Belaïdi : Il lui a carrément caché ! On n’avait même pas le droit de lui dire que ça allait être dur.

Ahmed Sylla : On a atterri sur l’aéroport le plus dangereux du monde, mais pour de vrai ! Quand on a fini le tournage, j’ai regardé sur Internet et quand tu tapes "aéroport Lukla", tu ne vois pas qu’un crash. Et là je me suis dit : ce mec est fou.

Ludovic Bernard : Toute l’équipe est revenue et on en garde tous un souvenir incroyable.

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