La recette du navet : "Vampire Academy", sang pour sang nul

La recette du navet : "Vampire Academy", sang pour sang nul

CINÉMA
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CRITIQUE - Ce mercredi sort en salles "Vampire Academy", adapté de la saga littéraire homonyme de Richelle Mead. Son réalisateur nous replonge une énième fois, avec toute la maladresse du monde, dans l'univers des vampires.

Choisir le mauvais cuisinier
Pour porter à l'écran la saga littéraire à succès de Richelle Mead, écoulée à plus de 5 millions d'exemplaires, les producteurs de Vampire Academy ont jeté leur dévolu sur Mark Waters. Trois étoiles sur le Guide des Meilleurs Navets, l'intéressé a déjà prouvé avec brio sa capacité à rater ses plats. Il a en effet commis des bouchées aussi indigestes que Folles de lui, Lolita malgré moi ou et Et si c'était vrai.

Miser sur un intitulé de recette trompeur
Depuis quelques années, le mot "academy" est fourré à tout va dans les titres de films. Sex Academy, Rock Academy, Basket Academy, Surf Academy, Police Academy... Rarement pour le meilleur, trop souvent pour le pire. Un terme qui évoque pourtant la promesse de franche camaraderie et de bonne ambiance. On a tristement espéré que les aventures de Rose et Lissa, deux vampires de différentes familles, seraient fun. Hélas, on s'est viandés !

Mixer de (trop) nombreux ingrédients
Trop de personnages tue les personnages. Dans Vampire Academy, les visages défilent aussi vite que Thierry Marx coupe ses légumes en julienne si bien qu'il est impossible de s'attacher à quiconque. Ni à la jolie héroïne Rose qui en pince pour son mentor Dimitri, ni à son amie Lissa devant affronter les ennemis de sa lignée royale. Tel un mauvais espuma qui masquerait un met goûteux, le scénario sacrifie ses rares bonnes idées.

Servir avec une cuisson trop saignante
Encore et toujours ces maudits vampires... Depuis le triomphe commercial de la saga Twilight, tout le monde veut sa part de carotide, quitte à sucer les désirs des ados jusqu'à la moelle. Ici, les descendants du Comte Dracula, jadis superbement immortalisés par Francis Ford Coppola, sont ringardisés par une botte de comédiens caduques et une salade d'effets visuels à se brûler les rétines. Et ce n'est pas la bande son, soignée pour plaire aux jeunes, qui rendra la recette plus acceptable.

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