"Le Chanteur de Gaza" : une success story porteuse d’espoir

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CRITIQUE – Le Palestinien Hany Abu-Assad s’empare du destin extraordinaire d’un gagnant de la Nouvelle Star arabe dans un film initiatique et politique.

En 2005, Paradise Now, long-métrage sur deux amis palestiniens recrutés pour des attentats suicide, créait une onde de choc parmi les spectateurs. Six ans plus tard, Omar tirait le portrait d’un Cisjordanien contraint par l’armée israélienne de choisir entre sa liberté et la trahison. Noir, implacable, complexe, comme son prédécesseur. Aujourd’hui, dans Le Chanteur de Gaza, Hany Abu-Assad s’appuie à nouveau sur la réalité mais opte cette fois pour la lumière. Le réalisateur a choisi de mettre en scène le parcours et la victoire du palestinien Mohamed Assaf à l‘émission de télé "Arab Idol", équivalent de notre "Nouvelle Star". 


De l’enfance de ce gamin dans un camp de réfugiés, à ses premières performances lors de mariages avec sa sœur et ses amis, jusqu’à sa traversée de la frontière pour passer les castings en Egypte et son titre reçu à la télévision, le long-métrage dresse le portrait d’un garçon passionné, courageux et prêt à tout pour vivre son rêve malgré le contexte politique. Désormais célèbre à Gaza et dans une grande partie du monde arabe, le jeune homme est d’ailleurs devenu un symbole d’espoir pour sa communauté.

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Le Chanteur de Gaza : spot TV 1

Aussi, lors du passage sur grand écran, si l’environnement géopolitique ne lui facilite pas la tâche, et si le réalisateur s’est permis de romancer une partie de son histoire familiale et amoureuse, pas de pathos (ou presque), pas de misérabilisme, pas d’apitoiement. Portés par la voix cristalline du jeune artiste, ici incarné par Tawfeek Barhom, l’optimisme, la foi, l’amour de la musique l’emportent. Une belle leçon de courage et de volonté, assortie d’un joli récit d’apprentissage.

Le Chanteur de Gaza, réalisé par Hany Abu-Assad, dans les salles le 10 mai 2017.

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