"Le Hobbit" : que restera-t-il de la trilogie de Peter Jackson ?

"Le Hobbit" : que restera-t-il de la trilogie de Peter Jackson ?
CINÉMA

DECRYPTAGE - This is the end ! La trilogie inspirée du roman de Tolkien, "Le Hobbit", s'achève mercredi avec un troisième opus spectaculaire, en dépit d'un manque cruel d'émotion. Metronews décrypte les points forts et les points faibles de la saga qui a déjà engrangé près de 2 milliards de recettes à travers le monde.

Fin du voyage en Terre du Milieu pour Peter Jackson. Le réalisateur du Seigneur des anneaux clôt cette semaine une aventure de 13 ans au pays de Tolkien avec La Bataille des cinq armées, dernier volet du Hobbit dans lequel nains, elfes, humains et orques s’affrontent pour récupérer les richesses de la Montagne solitaire, libérée du joug du dragon Smaug. A l’heure des adieux aux héros, metronews décrypte les temps forts et les failles de cette seconde trilogie portée par Bilbon et ses 13 nains.

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Une adaptation audacieuse...
Tirer trois films d’un livre unique était un pari risqué mais Peter Jackson a une fois de plus su rendre hommage à Tolkien avec son Hobbit. Si l’on déplore quelques scènes ne servant qu’à meubler l’espace, sa trilogie tire le meilleur parti de l’œuvre en associant l’humour quasi enfantin du livre à la noirceur made in Jackson. Laquelle, encore plus marquée dans La bataille des cinq armées, était essentielle pour conserver le public du Seigneur des anneaux.

… mais une 3D inutile
Difficile de cautionner la HFR (High Frame Rate), format en 48 images / seconde disponible dans certaines salles pour la trilogie. L’hyper-netteté du procédé semble accélérer les mouvements et focalise l’attention sur des prothèses maquillage trop visibles. Préférez encore la 2D pour ce dernier film, la 3D "classique" n’étant pas plus essentielle pour profiter du spectacle.

De nouveaux héros séduisants...
Dur challenge que de reprendre le flambeau héroïque après Elijah Wood (Frodon) et Viggo Mortensen (Aragorn) dans Le Seigneur des anneaux. Mais Martin Freeman, malicieux et valeureux Bilbon, et Richard Armitage, charismatique Thorin, ont brillamment assuré la relève aux côtés de Ian Mckellen, Cate Blanchett, Orlando Bloom et autres "historiques" de la saga. Parmi eux, Andy "Gollum" Serkis aura tiré son épingle du jeu dans la scène tant attendue du vol de l’anneau par Bilbon.

… mais une amourette superflue
En mal de personnages féminins, quasi inexistants dans le livre de Tolkien, Peter Jackson a créé l’elfe Tauriel (Evangeline Lilly) pour rétablir l’équilibre. Mais sa love story platonique avec le nain Kili est tout juste digne d’un roman Arlequin.

Toujours du grand spectacle...
Peter Jackson maîtrise comme nul autre l’art de la guerre. On retiendra notamment le combat final et homérique du dernier volet, la fuite en tonneaux dans La désolation de Smaug et toutes les séquences avec ledit dragon, de son petit jeu d’énigmes avec Bilbon à sa furie vengeresse dans le chapitre final.

… mais une conclusion sans émotion
Si La bataille des cinq armées est irréprochablement épique, la conclusion du Hobbit manque d’émotion et de tension dramatique. On aurait aimé dire adieu à la Terre du Milieu la gorge serrée et les tripes nouées. Ou, au moins, avec le regret que l’aventure s’achève.

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