"Le Labyrinthe : La terre brûlée" : de l’action et rien d’autre !

CINÉMA

CRITIQUE – Avec la suite du succès surprise de 2014, le réalisateur Wes Ball signe un divertissement 100% assumé, avec zombies et courses-poursuites en cascades. Efficace.

"Ce film, c’est une chasse à l’homme". Voilà qui résume en effet parfaitement le second épisode du Labyrinthe. Si cette suite contient les incontournables de la saga dystopique pour ados ( amitié, fin du monde, science-fiction...), le réalisateur Wes Ball tenait absolument à ne pas se répéter.  "J’ai appuyé sur Reset ! Tout change : le genre, le rythme, le décor." En effet : Thomas et ses potes Blocards se sont extraits du labyrinthe à l’issue du premier film et se retrouvent plongés dans un monde extérieur hostile, dans une métropole oubliée, ravagée par les éléments, le feu, le vent, et hantée par ses fantômes.

Une suite qui prend des libertés avec le roman

Ou plutôt ses morts-vivants, résidus d’humains infectés par le virus ayant causé la quasi-extinction de notre race et tous les problèmes de nos jeunes héros immunisés. Lesquels vivent ici des aventures assez différentes de celles du livre. Non seulement ce second volet utilise des événements survenus dans le troisième roman, mais il se permet aussi de modifier certains faits (mais no spoilers !) et les relations entre les personnages.

"Adapter, c’est faire des choix. Et quand je n’arrivais pas à visualiser une scène, ou à la rendre cool, elle devait partir ou changer", nous explique le cinéaste. "Je voulais aussi renforcer la menace pour donner plus de tension à notre course contre la montre : les zombies servent à ça et à s’amuser avec les codes du film d’horreur. J’espère que les fans apprécieront notre vision." En tous cas, nous oui.

"Mon but est de divertir"

Haletant et fun, La terre brûlée avance à 100 à l’heure. "Ayant grandi avec Indiana Jones, Jurassic Park et Retour vers le futur, il était important pour moi de signer un grand film d’aventures avec des séquences à couper le souffle. Mon but est de divertir, de faire passer un bon moment au public... et de rapporter de l’argent au studio si je veux continuer dans ce métier (rires)."

Le jeune cinéaste qui signe ici le second film de la franchise et de sa carrière semble bien parti. Son parti pris 100% action est redoutablement efficace. Certes, l’émotion et les dialogues passent au second plan mais cet opus nous tient en haleine et continue habilement à nous épargner (ou quasiment) les amourettes qui parasitent Divergente et Hunger games. Mieux : elle se renouvelle et continuera à le faire. "Il y aura un nouveau sous-genre dans le genre dans le troisième film : fini la course. Place à l’infiltration !"   Rendez-vous en février 2017 pour connaître l’issue de la saga.

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