"Le voyage d’Arlo" : Pixar s'invente son "Jurassic World"

"Le voyage d’Arlo" : Pixar s'invente son "Jurassic World"

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ANIMATION – Six mois à peine après "Vice Versa", le studio de John Lasseter dégaine son dessin animé de Noël, centré sur l’amitié entre un dinosaure et un orphelin. Le réalisateur Peter Sohn décrypte pour Metronews cette nouvelle petite merveille.

Le mélange des genres
"Tout est parti d’un dessin tout simple sur lequel j’avais imaginé un dinosaure en train de creuser des sillons dans la terre avec son long museau. Et puis, on s’est dit : et si les dinosaures n’avaient pas disparu et s’étaient adaptés à leur environnement, cultivant la terre comme nous. Nous sommes ensuite partis sur l’idée d’un buddy movie doublé d’un récit initiatique : l’histoire d’un garçon qui devient un homme... sauf qu’ici le garçon n’est pas celui qu’on croit. Spot, l’orphelin, est comme un animal sauvage alors qu’Arlo est plus humain."

Le croisement des espèces
"Nous avons fait beaucoup de recherches pour comprendre comment les émotions se manifestaient chez les animaux : les dinosaures bien sûr mais aussi les éléphants, les girafes, les chameaux... Nous avons ensuite combiné leurs expressions avec des caractéristiques humaines, nos dinosaures ayant largement évolué. Au début, les T-Rex du film étaient d’ailleurs un peu clichés, inspirés des personnages célèbres de western. Et puis nous avons rencontré une famille d’éleveurs hyper soudée : nous avons alors décidé de faire de notre trio de tyrannosaures un clan à leur image pour renforcer l'humour."

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La volonté de réalisme
"Techniquement, c’est le Pixar le plus exigeant à ce jour. Nous voulions recréer de façon aussi réaliste que possible les paysages naturels du Wyoming que nous avions découvert lors des repérages. La nature est un personnage à part entière dans le film : il fallait donc que l’expérience soit aussi belle qu’immersive pour les spectateurs."

L’apprentissage de la vie
"Souvent, quand un dinosaure est le héros d’un film, son principal défi est de combattre une créature plus grosse que lui. Je recherchais une approche plus émotionnelle : le plus gros challenge d’Arlo est d’apprendre à surmonter ses peurs, qu’elles soient liées à la mort ou à cette nature qui le pétrifie. Au début du film, il perçoit Dame Nature comme une menace mais il apprendra peu à peu à s’adapter grâce à ce garçonnet qui deviendra son ami, son petit frère, son fils d’adoption."

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