"Les Animaux Fantastiques", notre avis : drôle, merveilleux et maléfique... les fans de Harry Potter vont adorer

CINÉMA

ON AIME – Sur le papier, c’était un pari risqué. J.K. Rowling allait-elle galvauder son monde magique en exploitant "Les Animaux Fantastiques", ouvrage anecdotique de la saga Harry Potter ? La réponse est non, et trois fois non, avec ce divertissement haut de gamme qui a tout pour séduire les familles à l’approche des fêtes de fin d’année.

Avouons-le : l’annonce d’une saga dérivée de la lucrative franchise Harry Potter avait quelque chose de suspect. Voire d’inquiétant pour les fans de l’œuvre de J.K. Rowling. Sauf qu’au lieu de laisser la Warner exploiter son œuvre pour une poignée de dollars supplémentaire, l’auteure britannique s’est elle-même penchée sur le berceau de ces "Animaux Fantastiques", inspiré d’un court roman publié en 2001 au profit d’une œuvre caritative. Une sorte de manuel scolaire fantasmagorique, étudié par les élèves de Poudlard, écrit par un certain Norbert Dragonneau qui prend vie à l’écran sous les traits de l’acteur anglais Eddie Redmayne, oscarisé pour son interprétation de Stephen Hawking dans Une brève histoire du temps

Nous sommes en 1926 et cet antihéros un peu gauche en apparence débarque en bateau à New York avec une valise remplie d’invités pas tout à fait comme les autres. Des créatures, ramenées d’un périple à travers le monde, qui vont être libérées par inadvertance par Jacob Kowalski, un Non-Maj (les Moldu, en version US). Et attirer l’attention de la bêcheuse, Tina, employée au MACUSA (Congrès Magique des Etats-Unis d’Amérique). Au même moment, les rues de la Grosse Pomme sont terrorisées par une mystérieuse créature qui détruit tout sur son passage. Percival Graves, le Monsieur Sécurité du MACUSA mène l’enquête tandis que les Fidèles de Salem professent le chaos… Vous suivez ?

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Une recette éprouvée, en version plus sombre

Rassurez-vous, cette profusion de personnages et d’intrigues parallèles est ordonnée de main de maître par David Yates, le réalisateur des quatre derniers volets des aventures de Harry Potter. Le cadre est élégant, la reconstitution d’un New York pré-crise de 1929 soignée jusque dans les moindres détails. Surtout le scénario écrit par J.K. Rowling elle-même renferme les ingrédients qui ont fait son succès : des bons sentiments, de l’humour so british, du merveilleux bien sûr à travers ces fabuleuses créatures que poursuivent Norbert et Jacob dans un Central Park enneigé de toute beauté. Et du maléfique à forte dose aussi, si bien que les parents éviteront d’y emmener les plus petits.

Si ce premier de cinq épisodes annoncés est plutôt rondement mené, on sent bien que Yates et Rowling en ont gardé sous les pieds. Et que certains personnages, à commencer par Norbert Dragonneau, joué par un Eddie Redmayne un peu (beaucoup) guindé, manquent encore d’épaisseur pour nous être aussi attachants que Harry, Ron, Hermione et consorts. Magie des effets spéciaux numériques, les animaux amusent et impressionnent. Mais ils ont un rôle presque un rôle décoratif une fois les forces du mal à l’œuvre. On a le droit de faire la fine bouche. Mais il sera difficile de trouver un divertissement aussi fédérateur en cette fin d’année bien sinistre par ailleurs… 

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