"Les femmes se blottissent" et "les hommes attachent" : les clichés sexistes perdurent dans les films hollywoodiens

"Les femmes se blottissent" et "les hommes attachent" : les clichés sexistes perdurent dans les films hollywoodiens

SEXISME ORDINAIRE - Le site américain The Pudding a réalisé une étude sémantique des scénarios des films hollywoodiens qui démontre que les clichés sexistes perdurent dans le domaine. Les verbes les plus associés à la femme sont "glousser, crier ou se blottir" et ceux attribués aux hommes, "hurler, tirer ou tuer".

Le cinéma hollywoodien est-il sexiste ? C'est ce qu'ont cherché à savoir les journalistes du site américain The Pudding. Ils ont donc passés au crible près de 2000 scripts de films hollywoodiens réalisés entre 1929 et 2015 et en ont analysé les éléments de langage. Ils se sont notamment attachés à lire les didascalies (les notes écrites par les scénaristes pour orienter le jeu de l'acteur). Et le résultat est sans appel.

Selon The Pudding, une actrice de cinéma doit "se blottir" sept fois plus qu'un homme. Elle doit aussi "pouffer" et "crier" cinq fois plus ou "pleurnicher" et "rougir" quatre fois plus. A l'inverse, un acteur "attache" et "galope" sept fois plus, qu'une femme. Il passera aussi plus de temps à "hurler", "tuer", "amener" ou "élever".

Des écarts de salaire

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D'autres éléments viennent s'ajouter à cette analyse. Selon le site, que le directeur(trice) du film soit un homme ou une femme ne fait aucune différence. L'enquête montre en effet que les femmes "hésitent", "sourient" ou "caressent" toujours plus que les hommes, quel que soit le genre du réalisateur. Le Parisien rappelle toutefois que seuls 15% des scripts analysés sont écrits par des femmes, ce qui pourrait expliquer que les femmes soient plus associées à ces verbes.

Plusieurs actrices, dont Jennifer Lawrence et Patricia Arquette, avaient déjà dénoncé les écarts de salaires entre les hommes et les femmes à Hollywood. En 2014, des fichiers qui avaient fuité au moment de l'affaire 'Sony Leaks', révélaient que Bradley Cooper et Christian Bale avaient perçu 9% des bénéfices engendrés par le film American Bluff contre 7% pour Jennifer Lawrence et Amy Adams.

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