Liv Corfixen et Nicolas Winding Refn : un amour plus fort que le cinéma !

CINÉMA

COUPLE DE CINEMA - Dans "My life directed by Nicolas Winding Refn", en DVD ce 27 avril, le réalisateur Danois Nicolas Winding Refn est mis à l’honneur par sa femme Liv Corfixen, seul et unique amour de sa vie. metronews a rencontré les intéressés, qui sont revenus sans détour sur ce documentaire passionnant aux allures de thérapie de couple.

"Dans le couple, c’est elle qui se souvient", murmure laconiquement le cinéaste Danois Nicolas Winding Refn, en désignant discrètement son épouse Liv Corfixen. Laquelle précise, avec plus d’entrain : "On s’est rencontrés il y a 20 ans dans la salle de montage de son papa Anders, qui travaillait sur Breaking the waves de Lars Von Trier."

Nous sommes en 1996 et Nicolas fignole le premier opus de sa trilogie Pusher. Une discussion, deux, et c’est l’engrenage amoureux. D’œuvre en œuvre, le cinéma cimente et égratigne leur relation, dessinant une courbe en dents de scie jusqu’au sublime Drive, pour lequel le cinéaste obtient le Prix de la Mise en scène à Cannes en 2011.

Not so desperate housewife...

Alors au paroxysme de sa notoriété, le maestro prépare le long métrage d’après. "Celui du tournant pour Liv et moi", admet-il. Pour la toute première fois de sa carrière, il emmène femme et enfants en Thaïlande sur le tournage d’Only God Forgive, où il dirige une seconde fois Ryan Gosling.

"En me retrouvant là, si loin de tout, je ne savais pas quoi faire", se souvient Liv. "J’ai donc pris ma caméra pour immortaliser mon mari à l’ouvrage. Beaucoup de gens pensent que nous vivons une existence glamour alors que les dilemmes nous collent à la peau." C’est ainsi qu’est né le documentaire My life directed by Nicolas Winding Refn.

Regarder vers l’avenir

On y découvre, à travers le regard précieux de sa femme, un artiste dévoré par les doutes. Un homme remettant tout en question. Hésitant. Et, d’une certaine façon, touchant. "Ce n’est pas toujours facile de le supporter", avoue Liv. "Mais je prends sur moi parce que je sais que c’est un véritable artiste et que le cinéma fait partie de lui. C’est sa maîtresse !"

Au gré des images, Nicolas oublie (presque) la caméra et s’offre à l’état brut, en brisant les cartilages de la pudeur. Il reconnait d’ailleurs volontiers n’avoir vu le résultat qu’une seule fois. "C’est trop inconfortable. J’avais l’impression d’être à poil."

Et de poursuivre : "Tout me stresse dans la vie. A chaque film, c’est la même musique, ce même cycle qui me rapproche quelque part des règles chez les femmes." Liv explose de rire. "Tu es sérieux ?". La complicité est là, plus prégnante que jamais, suspendue au travail sacrificiel d’une femme qui, comme tant d’autres, porte au quotidien son époux avec la vigueur d’un Héraclès dans les écuries d’Augias.

Une complicité de tous les instants

Bilan ? Ce documentaire passionnant a permis au couple de trouver une nouvelle direction, de faire du futur une possibilité. "J’aimerais prendre des cours de danse", lance-t-elle, optimiste. "Je ne danse pas", coupe-t-il. Encore quelques ajustements et ça devrait aller.  

A vos agendas !
Jeudi 28 mai à 20h : Projection de Drive aux Fauvettes suivie d'un question/réponse en présence de Nicolas Winding Refn
Vendredi 29 mai à 19h : Nicolas Winding Refn et Liv Corfixen donneront un masterclass à la Fnac Saint Lazare à 19h suivie d'une cérémonie de dédicace 

A LIRE AUSSI >>  Cannes 2016 : "The Neon Demon" ou la rédemption de Nicolas Winding Refn ?   

Lire et commenter