Louane Emera : "C’est dingue tout ce qui m’arrive depuis The Voice !"

Louane Emera : "C’est dingue tout ce qui m’arrive depuis The Voice !"

INTERVIEW - Demi-finaliste de "The Voice" en 2013, Louane Emera fait ses débuts au cinéma dans "La Famille Bélier" dans lequel elle joue la fille ado et chanteuse d’un couple sourd-muet. Tout en spontanéité, elle évoque pour metronews sa vie d’ado ordinaire pimentée par une carrière naissante entre musique et cinéma.

Le cinéma, c’était un rêve, comme la musique ?
Pas du tout : c’est un heureux hasard. Le réalisateur Eric Lartigau a regardé mes auditions à l’aveugle dans “The Voice” et m’a contactée pour que je passe des essais. J’étais évidemment très surprise. A l’époque, je pensais plutôt essayer de signer dans une maison de disques !

Vous avez hésité avant de vous engager ?
Je ne suis pas du genre à me dire que je ne vais pas réussir. Le contraire non plus mais je travaille beaucoup et j’aime les défis. Et je sais quelle chance c’est pour une fille de 16 ans d’avoir cette opportunité. Des milliers d’ados en rêvent.

Comment vous êtes-vous préparée pour ce nouveau défi ?
On a beaucoup répété avec Eric et, en cours de tournage, on a fait appel à une coach : je n’avais jamais joué et j’avais beaucoup de mal. Et puis, j’ai appris la langue des signes pendant six mois. Aujourd’hui, j’ai même décidé de la passer en option au bac.

EN SAVOIR + >> Louane Emera : "Je ferai des études plus tard si ça ne marche pas"

"Mon personnage est pêchue, battante, un peu relou… comme moi "

Et Paula, votre personnage, vous l’avez aimée tout de suite ?
Oui, car nous avons des points communs : dans le film, elle veut partir à Paris pour chanter. C’est justement ce que j’ai fait avec “The Voice” au même âge. Elle est aussi pêchue, battante, un peu relou… comme moi ! En revanche, comme elle fait le lien entre sa famille sourde et muette et la société, elle est beaucoup plus mature et responsable.

Vous aimeriez continuer le cinéma ?
C’est devenu une deuxième passion et j’espère que j’aurai la chance de continuer. Mais mon ADN, c‘est la musique : j’en fais depuis toujours et mon album sort le 2 mars [chez Mercury, ndlr]. C’est dingue tout ce qui m’arrive en même temps.

Mais vous gardez la tête froide ?
Je n’ai pas le choix : ma famille et mes potes me lyncheraient sinon. Et puis je fais la part des choses entre ce que je vis à Paris pour le travail, et mon quotidien dans le Nord avec mes proches.

"Sans The Voice, il n’y aurait pas eu le film, l’album"

Et au lycée, ça se passe bien ?
Oui, je suis en terminale L. C’est un peu compliqué de suivre les cours mais mes copines m’aident beaucoup. Et là-bas, je suis une élève lambda. Les profs et les élèves se fichent que j’aie fait “Le Grand Journal” ou que je sois sur une affiche de film.

“The Voice”, ça n’aura été que du positif pour vous ?
Sans l’émission, il n’y aurait pas eu le film, l’album… Ça m’a ouvert toutes les portes.

Et l’image parfois négative des télécrochets, vous la craignez ?
Non, car “The Voice” n’entre pas dans votre vie : ce n’est pas une téléréalité. Je n’ai d’ailleurs aucun problème avec le fait qu’on m’appelle “Louane de ‘The Voice’”, même si j’espère qu’on me connaîtra un jour uniquement pour mon travail, en tant que "Louane". Mais chaque chose en son temps.

>> A LIRE AUSSI : la critique de La Famille Bélier, le nouveau Intouchables ?

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Covid-19 : 30.789 Français toujours hospitalisés, 5.893 patients en réanimation

SEPT À HUIT - Toujours remonté contre son époque, Gérard Lanvin met ses maux en chanson

Mia retrouvée saine et sauve : le récit de son enlèvement conçu comme "une opération militaire"

L'image de la cérémonie : la reine Elizabeth II se recueille devant le cercueil de son mari Philip

Covid-19 : la Guadeloupe serre la vis face à une recrudescence du nombre de cas

Lire et commenter