Mais quels sont les 5 plus beaux rôles de David Bowie au ciné ?

Mais quels sont les 5 plus beaux rôles de David Bowie au ciné ?

CRACKED ACTOR — S’il a marqué le rock au fer rouge, David Bowie aura aussi joué une trentaine de rôles au cinéma. Le plus acteur des chanteurs aura incarné pêle-mêle un soldat gigolo, Ponce Pilate chez Scorsese, un savant disjoncté chez Nolan et même un gnôme diabolique dans Arthur et les Minimoys. À l’occasion de sa disparition, Metronews revient sur les cinq rôles les plus marquants d’une filmo singulière.

► L’homme qui venait d’ailleurs de Nicolas Roeg (1976)
C’est après avoir découvert un Bowie surdrogué, parano et d’une maigreur extrême dans un documentaire de la BBC que le réalisateur Nic Roeg proposera au chanteur le rôle principal de L’homme qui venait d’ailleurs. La rockstar y incarne Thomas Jerome Newton, un extraterrestre venu sur Terre pour sauver sa planète de la sécheresse. Le film, clairement expérimental, figera à jamais la beauté sublime et maladive du Thin White Duke.

► Les Prédateurs de Tony Scott (1983)
En 1983, Bowie se laisse pousser les crocs et s’installe en "trouple" avec Catherine Deneuve et Susan Sarandon. Pour le réalisateur Tony Scott (frère de Ridley), les Nosferatu bissexuels ont des allures de yuppies et saignent leurs victimes en tailleurs Saint Laurent. Véritable manifeste goth, Les Prédateurs est aussi une métaphore à peine voilée sur cette "grande maladie avec un petit nom" qui vient d’apparaître aux États-Unis: le sida. 

► Furyo de Nagisa Ōshima (1983)
Derrière ce face-à-face entre un prisonnier britannique et un jeune commandant de l’armée japonaise (joué par un autre musicien le compositeur Ryūichi Sakamoto) pendant la Seconde Guerre mondiale se joue en fait une passion homosexuelle inavouée. Entre violence et fascination, tradition et refoulement. Bowie subjugue ici autant par son ambiguïté affolante que par sa beauté inouïe. De loin sa plus grande performance d’acteur. Et peut-être son plus grand film.

► Labyrinthe de Jim Henson (1986)
En 1986, Bowie, en pleine crise d’inspiration musicale, se perd dans le Labyrinthe du créateur des Muppets, Jim Henson. Entouré quasi-uniquement de marionnettes, l’ex Ziggy Stardust campe ici un méchant roi des gobelins looké comme un chanteur de hard rock des années 80. A sa sortie, le film est éreinté par la critique. Aujourd’hui c’est un sommet de kitsch "eighties" dont il ne faut pas se priver. 

► Basquiat de Julian Schnabel (1996)
À l'invitation du peintre et cinéaste Julian Schnabel, Bowie accepte de rentrer la peau de l'un de ses héros, Andy Warhol, le temps d’un film consacré au grapheur Jean-Michel Basquiat. Fasciné depuis toujours par le pape du Pop Art qu’il a fréquenté et pour qui il a même composé une chanson en 1971 (sur Hunky Dory), David Bowie ne pouvait refuser. Troublant de mimétisme, le chanteur, est le seul intérêt de ce biopic raté.

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