Mais qui va donner de l'argent à Kevin Costner ?

Mais qui va donner de l'argent à Kevin Costner ?

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WESTERN - Actuellement à l'affiche de "3 days to kill", Kevin Costner a de folles envies de mise en scène. L'acteur aimerait bien réaliser une trilogie portée par des cowboys. Seul hic ? Le financement.

Novembre 1990. Danse avec les loups, le premier long métrage de Kevin Costner en tant que réalisateur, sort en salles. Quelques mois plus tard, cette merveille romanesque atteint quasiment le demi-milliard de dollars de recettes au box-office mondial. Le film remporte 7 oscars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. L'intéressé met Hollywood à ses pieds et confirme son statut de chouchou avec les succès de JFK, Bodyguard et Robin des bois.

Mais en 1995, sa carrière prend un virage malheureux. Waterworld, son film catastrophe (au propre comme au figuré), prend l'eau en enchaînant les contrariétés. Un épisode qui marque sa carrière au fer rouge, tenant à distance les investisseurs. Deux années passent et certains continuent pourtant de croire encore en lui. The Postman, son film d'aventure raté, enfonce le clou : 80 millions de dollars de budget et 18 petits millions engrangés sur le sol américain.

Un nouveau projet

Ragaillardi par le succès relatif de son Open Range en 2003, voilà que Costner aimerait renouveler l'expérience. C'est ce qu'il vient d'expliquer au site internet Collider. "J'ai en ce moment dans la tête un western sous forme de trilogie que je pourrais réaliser, rapporte-t-il. J'ai l'idée de les tourner tous en même temps et les sortir la même année : un pour le Memorial Day, un pour Thanksgiving et un pour le 4 juillet". Pragmatique, la star est toutefois consciente des échecs commerciaux qu'elle traîne derrière elle.

"Serai-je capable d'y arriver ? Je ne sais pas. Mais c'est ce à quoi je réfléchis en ce moment, ce que j'essaye de faire. Et les gens me disent : 'Oh mais c'est très intéressant, Kevin. Mais nous ne pensons pas que nous y arriverons'". Dans cette grande jungle hollywoodienne où les producteurs ne placent leur argent que dans des valeurs sûres, il est très difficile d'imaginer que quelqu'un acceptera de financer ce projet titanesque. A moins que l'intéressé aille voir ailleurs si l'herbe est plus verte : en Chine ou aux Emirats Arabes Unis par exemple.

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