Marie-Claude Pietragalla : "Les acteurs français devraient se mettre à la danse"

 Marie-Claude Pietragalla : "Les acteurs français devraient se mettre à la danse"

INTERVIEW – Membre du jury du Festival de Deauville aux côtés de Claude Lelouch ou Jean-Pierre Jeunet, la danseuse et chorégraphe Marie-Claude Pietragalla nous a parlé du langage du corps. Elle a également évoqué pour Metronews sa participation à Danse avec les stars, dont la nouvelle saison commence le 27 septembre prochain.

Juger un film, c’est un peu comme juger une danse, non ?
Vous avez raison, ce n’est pas si différence que ça… Au cinéma, on scanne l’écriture de l’artiste, son univers, sa poésie, sa sensibilité, le rythme, la lumière, le cadre, le mouvement. C’est comme dans une chorégraphie où je m’attarde sur le personnage, l’histoire et le jeu du danseur, qui est un acteur muet après tout. On se rapproche. On fait partie des mêmes familles. La danse et le cinéma sont des arts cousins.

A vos débuts, les films vous ont-ils donné l’envie de danser ?

Absolument. Je suis venue à la danse parce que j’avais envie d’incarner des personnages, des femmes différentes de moi auxquelles je pourrais apporter ma sensibilité, mes fêlures… Par ailleurs, des grands noms comme Fred Astaire, Charlie Chaplin ou Bruce Lee m’ont également inspirée.

Bruce Lee ?
Oui. Les arts martiaux, c’est de la danse. On y trouve l’essence-même du mouvement. Bruce Lee maîtrisait son art et son corps d’une manière incroyable.

"Laurent Ournac m'a surpris : il n'était jamais ridicule"

Pourquoi n’avez-vous jamais collaboré avec des cinéastes ? Vous a-t-on déjà fait des propositions ?

On a déjà fait appel à moi pour jouer des personnages mais jamais pour chorégraphier. C’est vraiment quelque chose qui me plairait. Le cinéma apporte des contraintes que je trouve intéressantes. Les acteurs en France devraient se mettre à la danse car ça leur ouvrirait un champ de possibles. Louis de Funès, qui adorait la danse, disait qu’il y avait trop de texte au cinéma. C’était un maître du geste, du déplacement et de la rupture.

Parlons de votre expérience télévisuelle. Vous attendiez-vous au succès de "Danse avec les stars" ?
Non, pas du tout. J’ai été parachutée à la troisième saison. Avant d’accepter, j’ai beaucoup réfléchi. Je me suis posée de nombreuses questions sur cette émission populaire, diffusée en prime-time et pour laquelle il fallait apprendre à synthétiser sa réflexion. Ce n’est pas évident. Mais d’un autre côté, ayant longtemps déploré le manque de médiatisation de cet art, j’ai fini par dire oui.
Comment sentez-vous cette édition 2014 ? Vous accueillez en plus M. Pokora dans le jury…
Je suis sûre que ça va bien se passer. Chaque saison a son identité, on ne peut pas faire de comparaison. Vous savez, on fait parfois des pronostics qui ne vont jamais dans le sens voulu. J’ai été surprise par certains candidats, comme Laurent Ournac par exemple. On me disait qu’il avait de l’embonpoint… Et j’ai été séduite par son intelligence du mouvement. Il n’était jamais ridicule. Et il y a d’autres candidats qu’on imagine bons danseurs alors qu’ils ne le sont pas. Mais je ne donnerai pas de noms (rires). (Réflexion)

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