Marilou Berry : "Les angoisses de Joséphine sur la grossesse, ce sont les miennes"

Marilou Berry : "Les angoisses de Joséphine sur la grossesse, ce sont les miennes"

CINÉMA
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SUITE – La comédienne passe derrière la caméra avec "Joséphine s’arrondit", second chapitre des aventures de la sémillante trentenaire qu’elle incarne toujours. L’occasion pour elle de diriger sa maman et Zahia et de se confronter à ses pires angoisses. Rencontre.

2013. Marilou Berry incarne pour la première fois Joséphine dans une comédie adaptée de la BD de Pénélope Bagieu. Sur le tournage, alors que son producteur évoque une suite, elle lui fait part de son désir de réalisation. Trois ans plus tard, le fruit de cette discussion débarque sur nos écrans. "J’adore participer à la petite cuisine des autres mais j’avais envie de faire ma propre recette." nous confie l’actrice-réalisatrice. "Joséphine était le personnage idéal pour franchir le pas. Son univers est proche du mien : c’est facile de se retrouver en elle."

Langage cash et réalisation soignée

En effet. Après avoir cherché et trouvé l’amour avec Gilles (Mehdi Nebbou) dans le premier volet, la Bridget Jones made in France tombe enceinte. Horreur, malheur ! "Les angoisses de Joséphine sur la grossesse, ce sont les miennes. Il n’y a pas besoin d’avoir des enfants pour avoir ces appréhensions. Au contraire même. Ce film, c’est la peur de l’inconnu : la peur de ne pas aimer son enfant, qu’il ne nous aime pas, de le trouver moche, la peur d’accoucher, de l’épisiotomie, du corps médical ..."

L’actrice-scénariste-réalisatrice croque ces neuf mois de stress et de questionnements avec justesse, beaucoup d’humour et un langage cash. "C’est le reflet de la réalité. Entre copines, on se parle sans filtre, sans enrober. D’ailleurs, en général, les filles sont beaucoup plus crues que les garçons". Quoi qu’il en soit, le parti pris est payant. Les rires et sourires défilent, que Joséphine visualise son enfant dans ses pires cauchemars ou qu’elle évoque "sa shnek déchirée" lors de l’accouchement, scène irrésistible de cette chronique moderne, très efficace et soignée.

Josiane Balasko en guest star de choix

Si l’on reproche souvent aux comédies françaises l’absence de soin dans leur mise en scène, l’argument ne tient ici pas la route. La jeune réalisatrice expérimente et s’amuse, à l’image d’une séquence où elle sous-titre le dialogue sanglotant et donc incompréhensible de l’héroïne et de son amie en pleurs. Laquelle est incarnée par l’irrésistible Sarah Succo, actrice révélée dans Discount qui complète une sympathique galerie de seconds rôles. 

Parmi eux : Josiane Balasko. "J’avais envie que ma mère joue ma mère. Ca me faisait rire et je trouve ça d’une logique implacable. De toute façon, on ne pourrait pas jouer autre chose ensemble : le public aurait du mal à y croire." Le clin d’œil fait mouche, tout comme l’apparition de Zahia dans son premier rôle. "On est copines. J’aime bien cette nana : elle est dans l’économie de mots, elle est tout sauf extravagante, elle est intelligente. J’adore travailler avec des proches." Preuve à l’appui : Marilou écrit actuellement son second-long-métrage avec son ami, le comédien Stéphane Debac.

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